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KENJI MIZOGUCHI

À l’occasion de la ressortie en copies restaurées de plusieurs films de Mizoguchi, l’Institut de l’image revient sur l’œuvre du grand cinéaste japonais, à travers notamment ses chefs-d’œuvre des années cinquante, qui constituent la période de maturité de l’auteur des célèbres Contes de la lune vague après la pluie.

Photo ci-contre : Les Amants crucifiés (1955)

Kenji Mizoguchi
  • CONTE DES CHRYSANTHÈMES TARDIFS

    Zangiku Monogatari (Jap., 1939) 2h23
    Réal. Kenji Mizoguchi
    Int. Shotaro Hanayagi, Kakuko Mori, Kokichi Takada…

    Tokyo, fin XIXe. Kikunosuke, un jeune acteur de kabuki très populaire, jouit d’un énorme succès auprès des femmes. Il est en réalité un piètre comédien, ce que personne n’ose lui dire car il est le descendant d’une célèbre lignée d’acteurs…

    Mizoguchi brosse ici un éblouissant portrait de femme, sacrifiée au nom de l’idéal artistique. Il rend hommage au théâtre japonais, à son éclat, mais aussi à sa cruauté, à travers le récit, inspiré d’une histoire vraie, de ce jeune acteur de kabuki.

    Conte des chrysanthèmes tardifs

    Séances

    • vendredi 1er novembre à 14h30
    • dimanche 3 novembre à 16h30
    • jeudi 7 novembre à 20h00
    • jeudi 14 novembre à 18h00
    • vendredi 22 novembre à 16h20
    • lundi 25 novembre à 14h00
  • CINQ FEMMES AUTOUR D'UTAMARO

    Utamaro o meguru gonin no onna (Jap., 1946) 1h35
    Réal. Kenji Mizoguchi
    Int. Minosuke Bandô, Kinuyo Tanaka, Kôtarô Bandô…

    Le peintre Utamaro cherche à restituer sur ses toiles la beauté des femmes. Ses tableaux suscitent l’admiration ou provoquent le scandale. Seibosuke devient son élève…

    « D’une structure complexe et dense, ce film aux personnages multiples est l’un des plus complets de Mizoguchi. La figure légendaire d’Utamaro lui donne l’occasion de se livrer à une sorte d’autoportrait indirect, passionné et sincère. »

    Jacques Lourcelles
    Cinq Femmes autour d'Utamaro

    Séances

    • samedi 2 novembre à 14h30
    • lundi 4 novembre à 20h30
    • jeudi 7 novembre à 18h10
    • lundi 11 novembre à 16h40
    • mardi 19 novembre à 18h00
    • samedi 23 novembre à 16h20
  • MISS OYU

    Oyū-sama (Jap., 1951) 1h33
    Réal. Kenji Mizoguchi
    Int. Kinuyo Tanaka, Nobuko Otowa, Yûji Hori…

    Fin de l’ère Meiji. Lorsque Shinnosuke est présenté à Oshizu en vue d’un mariage, il est ébloui par sa sœur Oyu, plus âgée. Bien que celle-ci soit veuve, les conventions l’empêchent toutefois de se marier car elle reste liée à son défunt mari par l’enfant qu’ils ont eu ensemble …

    « Le chef-d’œuvre absolu de son auteur, l’un de ses plus parfaits et les plus poignants. »

    Pascal Bonitzer
    Miss Oyu

    Séances

    • samedi 2 novembre à 16h30
    • lundi 4 novembre à 14h30
    • mercredi 6 novembre à 20h15
    • jeudi 14 novembre à 16h00
    • mercredi 20 novembre à 16h15
    • lundi 25 novembre à 18h40
  • LES CONTES DE LA LUNE VAGUE APRÈS LA PLUIE

    Ugetsu Monogatari (Jap., 1953) 1h37
    Réal. Kenji Mizoguchi, d’après deux récits des Contes de pluie et de lune d’Ueda Akinari et une nouvelle de Guy de Maupassant
    Int. Masayuki Mori, Machiko Kyō, Kinuyo Tanaka…
    Lion d’argent à la Mostra de Venise 1953

    XVIe siècle. Deux villageois ambitieux partent à l’aventure : le potier Genjuro désire profiter de la guerre pour s’enrichir, le paysan Tobei rêve de devenir un grand samouraï. À la ville, Genjuro est entraîné par une belle et étrange princesse dans son manoir où il succombe à ses sortilèges…

    « Le film le plus complexe du monde et le plus simple en même temps. L’équilibre parfait. »

    Luc Moullet
    Les Contes de la lune vague après la pluie

    Séances

    • samedi 2 novembre à 18h30
    • mardi 5 novembre à 20h30
    • vendredi 8 novembre à 14h30
    • dimanche 10 novembre à 14h30
    • lundi 18 novembre à 16h15
    • samedi 23 novembre à 20h30
    • mardi 26 novembre à 18h00
  • LES MUSICIENS DE GION

    Gion Bayashi (Jap., 1953) 1h24
    Réal. Kenji Mizoguchi
    Int. Michiyo Kogure, Ayako Wakao, Seizaburō Kawazu…

    Dans le Japon d’après-guerre à Gion, quartier populaire de Kyoto, la jeune Eiko décide de devenir geisha. Elle demande à Miyoharu d’assurer sa formation. Pour cela, il leur faut emprunter de l’argent à une influente propriétaire de maison de thé…

    « Si la poésie apparaît à chaque seconde, dans chaque plan que tourne Mizoguchi, c’est qu’elle est le reflet instinctif de la noblesse inventive de son auteur. »

    Jean-Luc Godard
    Les Musiciens de Gion

    Séances

    • samedi 2 novembre à 20h30
    • lundi 4 novembre à 16h30
    • jeudi 7 novembre à 14h30
    • mercredi 13 novembre à 16h00
    • mercredi 20 novembre à 18h10
    • dimanche 24 novembre à 14h30
  • L'INTENDANT SANSHO

    Sanshō dayū (Jap., 1954) 2h04
    Réal. Kenji Mizoguchi, d’après la nouvelle de Mori Ōgai
    Int. Kinuyo Tanaka, Yoshiaki Hanayagi, Kyôko Kagawa…
    Lion d’argent à la Mostra de Venise 1954

    XIe siècle. Un gouverneur de province est exilé pour avoir pris le parti des paysans contre l’avis d’un chef militaire. Contraints de reprendre la route de son village natal, sa femme Nakagimi et ses enfants Anju et Zushio sont kidnappés par des bandits de grand chemin…

    Présenté par Mathieu Macheret, critique de cinéma, et suivi d’une discussion samedi 9 novembre à 14h

    L'Intendant Sansho

    Séances

    • vendredi 1er novembre à 17h15
    • mardi 5 novembre à 18h10
    • mercredi 6 novembre à 16h00
    • samedi 9 novembre à 14h00
    • mercredi 13 novembre à 18h00
    • lundi 18 novembre à 20h00
    • dimanche 24 novembre à 16h30
  • UNE FEMME DONT ON PARLE

    Uwasa no onna (Jap., 1954) 1h23
    Réal. Kenji Mizoguchi
    Int. Kinuyo Tanaka, Tomoemon Otani,Yoshiko Kuga…

    Dans le quartier des plaisirs de Kyoto, Hatsuko dirige une maison de geishas. Étudiante à Tokyo, sa fille, Yukiko, revient chez sa mère après une tentative de suicide. D’allure et de tempérament moderne, elle rejette le métier de sa mère…

    « Mizoguchi déploie tout l’éventail des passions : de la cruauté cérémonieuse des tyrans à la jubilation laconique des artistes, de la fidélité religieuse des mères au sacrifice sans bruit des jeunes filles, du cynisme joyeux des putains à la haine contagieuse des moines. »

    Jean-Claude Biette
    Une femme dont on parle

    Séances

    • dimanche 3 novembre à 14h30
    • mardi 5 novembre à 16h30
    • vendredi 8 novembre à 20h30
    • lundi 18 novembre à 18h15
    • mercredi 20 novembre à 14h30
    • samedi 23 novembre à 18h15
  • LES AMANTS CRUCIFIÉS

    Chikamatsu monogatari (Jap., 1955) 1h42
    Réal. Kenji Mizoguchi, d’après la pièce de Monzaemon Chikamatsu
    Int. Kazuo Hasegawa, Kyōko Kagawa, Eitarō Shindō…

    XVIIe siècle. Mohei est le brillant employé de l’imprimeur des calendriers du palais impérial. O-San, la jeune épouse de son patron, sollicite son aide pour éponger les dettes de sa famille car son mari est trop avare. Mohei accepte et emprunte l’argent sur la commande d’un client…

    « S’il [Mizoguchi] nous touche de très près, ce n’est pas parce qu’il démarque l’Occident, mais parce que, parti de fort loin, il aboutit à la même conception de l’essentiel. »

    Eric Rohmer
    Les Amants crucifiés

    Séances

    • mardi 5 novembre à 14h30
    • vendredi 8 novembre à 18h20
    • samedi 9 novembre à 20h00
    • lundi 11 novembre à 14h30
    • mardi 19 novembre à 20h00
    • lundi 25 novembre à 16h40
  • L'IMPÉRATRICE YANG KWEI-FEI

    Yōkihi (Jap., 1955) 1h31
    Réal. Kenji Mizoguchi
    Int. Machiko Kyō, Masayuki Mori, Sō Yamamura…

    Chine, VIIIe siècle. L’Empereur Huan Tsung est inconsolable depuis la mort de l’Impératrice, délaissant les charges de l’Etat. Seule la musique lui apporte encore quelque joie. Un jour, on lui présente une jeune fille d’origine modeste qui ressemble à sa défunte épouse…

    Le premier des deux films en couleurs réalisés par Mizoguchi, qui a aussi la particularité de se passer en Chine. Un travail raffiné sur les décors, les costumes, et bien sûr la couleur.

    L'Impératrice Yang Kwei-fei

    Séances

    • lundi 4 novembre à 18h30
    • mercredi 6 novembre à 14h00
    • vendredi 8 novembre à 16h30
    • dimanche 10 novembre à 16h30
    • mercredi 13 novembre à 20h30
    • samedi 23 novembre à 14h30
    • lundi 25 novembre à 20h30
  • LA RUE DE LA HONTE

    Akasen chitai (Jap., 1956) 1h25
    Réal. Kenji Mizoguchi, d’après le roman de Yoshijo Shibaki
    Int. Machiko Kyō, Aiko Mimasu, Ayako Wakao…

    Dans une maison de tolérance du quartier des plaisirs de Tokyo, cinq femmes se vendent aux passants alors qu’une loi limitant la prostitution est sur le point d’être votée. Chacune rêve d’échapper à sa condition et de connaître une vie meilleure…

    « L’art de Mizoguchi consiste à mettre le spectateur dans un état de contemplation critique, non admirative. On regarde, on juge. Et on jauge par le regard. »

    Jean Douchet


    Présenté par Mathieu Macheret samedi 9 novembre à 17h15
    La Rue de la honte

    Séances

    • mercredi 6 novembre à 18h30
    • jeudi 7 novembre à 16h20
    • samedi 9 novembre à 17h15
    • jeudi 14 novembre à 20h40
    • lundi 18 novembre à 14h30
    • vendredi 22 novembre à 14h30
    • mardi 26 novembre à 20h00
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