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PERLES RARES DES CINÉMAS DE L'EST

Au mois de mars, l’Institut de l’image propose de mettre le cap vers les pays de l’ancien bloc de l’Est afin d’en explorer les cinématographies, qui derrière le rideau de fer ont produit de nombreux chef d’œuvres, et qu’il convient de redécouvrir comme autant de plaidoyers pour la liberté. L’occasion de programmer à nouveau le film fleuve de Béla Tarr, Sátántangó (qui ressort sur grand écran dans une copie restaurée) comme une allégorie de la fin du communisme, et de remettre à l’honneur quelques grands cinéastes comme Wajda, Skolimowski, et Kalazatov avec son sublime Quand passent les cigognes.

Tous les films sont en copies numériques.

Programmation initialement prévue jusqu’au 24 mars, mais interrompue le dimanche 15 mars suite à la fermeture des cinémas, en raison de la pandémie de Covid-19.

Perles rares des cinémas de l'est
  • UN PETIT CARROUSEL DE FÊTE

    Körhinta (Hongrie, 1955) 1h30
    Réal. Zoltán Fábri
    Int. Mari Töröcsik, Imre Soós, Adam Szirtes…

    Dans la Hongrie rurale des années 1950 où la collectivisation bouleverse la société, Mari est secrètement amoureuse de Máté. Mais le père a d’autres projets pour la jeune fille…

    « Zoltán Fábri était l’un des plus grands cinéastes hongrois, auteur d’une vingtaine de films entre les années 1950 et 1980. Présenté en compétition au Festival de Cannes en 1955, Un Petit carrousel de fête (…) peut être vu aujourd’hui comme un éloge de l’émancipation féminine dans la Hongrie rurale communiste, très conservatrice, des années 1950. »

    Bernard Payen (Cinémathèque française)
    Un Petit carrousel de fête

    Séances

    • lundi 2 mars à 14h30
    • jeudi 5 mars à 20h30
    • mercredi 11 mars à 18h30
  • QUAND PASSENT LES CIGOGNES

    Letyat Zhuravli (URSS, 1957) 1h37
    Réal. Mikhail Kalatozov
    Int. Tatiana Samoilova, Alexei Batalov…

    Moscou, 1941. Veronika et Boris sont éperdument amoureux. Mais lorsque l’Allemagne envahit la Russie, Boris s’engage et part sur le front…

    Palme d’or au festival de Cannes 1958, le film de Kalatozov est une œuvre d’un lyrisme aussi éblouissant que son interprète principale, Tatiana Samoilova.

    Quand passent les cigognes

    Séances

    • mardi 3 mars à 18h00
    • mercredi 11 mars à 14h30
    • samedi 14 mars à 16h00
  • KANAL (ILS AIMAIENT LA VIE)

    (Pologne, 1957) 1h33
    Réal. Andrzej Wajda
    Int. Teresa Izewska, Tadeusz Janczar, Wienczyslaw Glinski…

    À Varsovie, le 26 septembre 1944, les derniers résistants polonais luttent désespérément contre les Allemands. Les survivants d’une compagnie encerclés dans un quartier de la périphérie reçoivent l’ordre de rallier le centre de la ville en passant par les égouts…

    Kanal (Ils aimaient la vie)

    Séances

    • samedi 29 février à 20h00
    • lundi 2 mars à 18h20
    • lundi 9 mars à 17h30
    • samedi 14 mars à 14h00
  • CENDRES ET DIAMANT

    Popiol i diament (Pologne, 1958) 1h39
    Réal. Andrzej Wajda
    Int. Zbigniew Cybulski, Bogumil Kobiela, Ewa Krzyzewska…

    En 1945, la Pologne est déchirée par les luttes impitoyables qui opposent partisans des allemands et des soviétiques. Un jeune homme chargé de tuer un dirigeant communiste prend peu à peu conscience des horreurs de la guerre…

    « Révéré par Martin Scorsese, Cendres et diamant raconte non pas la libération de la Pologne du joug nazi mais les luttes post-victoire entre communistes et nationalistes pour prendre le pouvoir, comme une parabole d’une guerre sans fin en miroir de la condition humaine. »

    Grégory Schneider, Libération
    Cendres et diamant

    Séances

    • lundi 2 mars à 16h20
    • vendredi 6 mars à 16h00
    • mercredi 11 mars à 20h30
  • SIGNES PARTICULIERS : NÉANT

    Rysopis (Pologne, 1964) 1h16
    Réal. Jerzy Skolimowski
    Int. Jerzy Skolimowski, Elzbieta Czyzewska, Tadeusz Min…

    Quelques heures de la vie d’Andrzej, étudiant de vingt-quatre ans, à la veille de décider si, oui ou non, il va partir pour un service militaire de deux ans…

    « La genèse et la fabrication de Signes particuliers… sont singulières. L’apprenti réalisateur a assemblé tous ses courts métrages d’étudiant (…), avec sans doute un projet central qui les unissait déjà : dessiner le portrait d’un jeune homme – lui-même – coincé dans la société polonaise étouffante de l’époque. »

    Olivier père, Arte.tv
    Signes particuliers : néant

    Séances

    • dimanche 1er mars à 18h00
    • jeudi 5 mars à 14h30
    • samedi 7 mars à 20h30
    • mercredi 11 mars à 16h40
  • WALKOVER

    (Pologne, 1965) 1h15
    Réal. Jerzy Skolimowski
    Int. Jerzy Skolimowski, Aleksandra Zawieruszanka, Krzysztof Chamiec…

    Andrzej Leszczyc, ancien boxeur, retrouve par hasard une femme qui l’a jadis trahi. Elle l’invite à l’accompagner dans sa journée et il en tombe amoureux…

    « Rencontres pittoresques, humour grinçant, jeunes femmes agaçantes, mais surtout inventivité permanente de la mise en scène. Skolimowski (…) bouscule la syntaxe cinématographique, les bonnes manières et les habitudes. »

    Olivier Père, Les Inrockuptibles
    Walkover

    Séances

    • mardi 3 mars à 20h00
    • jeudi 5 mars à 16h10
    • dimanche 8 mars à 14h30
    • vendredi 13 mars à 18h20
  • TRAINS ÉTROITEMENT SURVEILLÉS

    Ostre sledované vlaky (Tchécoslovaquie, 1966) 1h32
    Réal. Jiri Menzel
    Int. Vaclav Neckar, Josef Somr…

    Milos travaille dans une petite gare tchèque pendant la deuxième guerre mondiale. Tourmenté par sa timidité, il n’arrive pas à séduire la jolie contrôleuse qui pourtant s’offre à lui. Devant cet échec et désespéré de pouvoir prouver qu’il est un homme, il tente de se suicider…

    « Film fondateur d’une nouvelle vague qui s’imposa sur les écrans tchèques quelques années avant le printemps de Prague de 1968, Trains étroitement surveillés est (…) une fable tragi-comique pleine de grâce et de volupté qui s’amuse à détourner l’histoire nationale pour égratigner ses contemporains. »

    Culturopoing
    Trains étroitement surveillés

    Séances

    • lundi 2 mars à 20h15
    • samedi 7 mars à 18h30
    • vendredi 13 mars à 14h30
  • L'INCINÉRATEUR DE CADAVRES

    Spalovac Mrtvol (Tchécoslovaquie, 1968) 1h40
    Réal. Juraj Herz
    Int. Rudolf Hrusinsky, Vlasta Chramostova, Jiri Menzel…

    Monsieur Kopfrkingl, homme brave et peu avare de sa personne, exerce son métier d’incinérateur avec un amour troublant. Et cherche à développer son commerce, qu’il considère comme un bienfait pour l’humanité…

    « L’Incinérateur de cadavres, (…) rapidement censuré dans son pays et jusqu’alors oublié, est une œuvre vraiment unique, bizarre, une sorte de comète dans le ciel du cinéma … »

    Jacques Mandelbaum, Le Monde
    L'Incinérateur de cadavres

    Séances

    • mercredi 4 mars à 20h15
    • vendredi 6 mars à 14h00
    • vendredi 13 mars à 16h20
  • MÉPHISTO

    (Hongrie/All., 1981) 2h24
    Réal. István Szabó
    Int. Klaus Maria Brandauer, Krystyna Janda, Ildiko Bansagi…

    Dans les années 20 en Allemagne. Hendrik Höfgen est un comédien ambitieux, prêt à tout pour réussir, y compris fermer les yeux sur l’ascension des Nazis dans son pays…

    « Méphisto est une réalisation grandiose. István Szabó démontre ainsi qu’un cinéma de grand spectacle peut traiter les sujets les plus ambitieux sans concession idéologique. »

    André Cornand, La Saison cinématographique
    Méphisto

    Séances

    • mercredi 4 mars à 14h30
    • dimanche 8 mars à 16h15
    • mardi 10 mars à 19h45
    • jeudi 12 mars à 16h30
  • REQUIEM POUR UN MASSACRE

    Idi i smotri (URSS, 1985) 2h22
    Réal. Elem Klimov
    Int. Alexei Kravtchenko, Olga Mironova…

    En 1943, en Biélorussie, un jeune villageois déterre le fusil d’un soldat mort et s’engage chez les partisans contre l’envahisseur allemand. Avec l’énergie et l’idéalisme d’un enfant, il plonge dans l’horreur d’un monde qui dépasse les adultes eux-mêmes…

    « D’abord élégiaque, lyrique, doté d’une impressionnante puissance visionnaire, le film plonge dans la boue et le feu, l’horreur, et se hisse à la hauteur de Tarkovski. »

    Le Monde
    Requiem pour un massacre

    Séances

    • mercredi 4 mars à 17h30
    • lundi 9 mars à 14h30
    • samedi 14 mars à 19h00
  • SÁTÁNTANGÓ

    (Hongrie/All./Suisse, 1994) 7h30 (3 parties)
    Réal. Béla Tarr
    Int. Mihály Vig, Putyi Horváth, László Lugossy…

    Dans un village perdu au coeur de la plaine hongroise, les habitants luttent quotidiennement contre le vent et l’incessante pluie d’automne. Dans la ferme collective démantelée et livrée à l’abandon, les complots vont bon train lorsqu’une rumeur annonce le retour de deux hommes passés pour morts. Bouleversés par cette nouvelle, certains habitants y voient l’arrivée d’un messie, d’autres celle de Satan…

    Le film est présenté en 3 parties : partie 1 : 2h17 (samedi 29 février à 14h30, jeudi 12 mars à 19h30) / partie 2 : 2h05 (samedi 29 février à 17h15, vendredi 13 mars à 20h) / partie 3 : 2h57 (dimanche 1er mars à 14h30, dimanche 15 à 16h10)

    Sátántangó

    Séances

    • samedi 29 février à 14h30
    • samedi 29 février à 17h15
    • dimanche 1er mars à 14h30
    • jeudi 12 mars à 19h30
    • vendredi 13 mars à 20h00
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