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G. W. PABST

Immense réalisateur à l’instar de Fritz Lang, Georg Wilhelm Pabst a marqué de son empreinte 30 ans de cinéma allemand. Révélant des actrices devenues icônes (Louise Brooks, Greta Garbo…) il est tour à tour le cinéaste de la femme, parfois provocant, mais aussi pétri d’un fort engagement social. Dans ses films, Pabst a su mêler l’action au propos dans des genres toujours renouvelés. Cette rétrospective en 12 grands films incontournables témoigne de sa maîtrise de la mise en scène et de sa permanente inventivité. Vous pourrez y découvrir la diversité de son talent dans ses films les plus mythiques mais aussi de nombreuses perles et chefs d’œuvre méconnus.

Image ci-dessus : Brigitte Helm dans L’Atlantide (1932)

Tous les films sont en copies numériques restaurées.

G. W. Pabst
  • LA RUE SANS JOIE

    Die freudlose gasse (All., 1925) 2h37 (muet/silencieux)
    Réal. Georg Wilhelm Pabst
    Int. Greta Garbo, Asta Nielsen, Werner Krauss…

    Dans la Vienne des années 20 en proie à l’inflation, le destin de deux jeunes femmes exploitées par la tenancière cynique d’une maison de rendez-vous…

    « La pauvreté, le chômage et la faim apparaissent en filigrane tout au long de ce drame naturaliste où le vice côtoie la jalousie et la haine. Héroïne lumineuse de ce monde sans soleil, Greta Rumfort, qu’interprète Greta Garbo, symbolise encore l’espoir et, face au jeu plus expressionniste d’Asta Nielsen, témoigne d’une troublante tendresse. »

    Patrick Brion
    La Rue sans joie

    Séances

    • mercredi 8 janvier à 14h30
    • samedi 11 janvier à 17h00
    • dimanche 19 janvier à 14h30
    • lundi 27 janvier à 19h30
  • L'AMOUR DE JEANNE NEY

    Die liebe der Jeanne Ney (All., 1927) 1h46 (muet)
    Réal. G. W. Pabst
    Int. Edith Jéhanne, Uno Henning, Fritz Rasp…

    En 1917 en Crimée, Jeanne est la fille d’un diplomate français. Lorsque celui-ci est assassiné, Jeanne est loin de se douter que c’est le fait de son amant, un agent bolchévique…

    « L’Amour de Jeanne Ney est chargé d’une lourde tension érotique, notamment autour du personnage du salaud, affublé de nombreux vices. Le contexte politique du film – Russes blancs et bolcheviques se retrouvent à Paris – est indissociable d’un climat de sensualité, de crime et de convoitise. »

    Olivier Père, Arte.tv
    L'Amour de Jeanne Ney

    Séances

    • mercredi 8 janvier à 20h00
    • lundi 13 janvier à 14h30
    • samedi 18 janvier à 16h20
    • lundi 20 janvier à 20h30
    • jeudi 23 janvier à 18h15
  • LOULOU

    Die Büchse der Pandora (All., 1928) 2h15 (muet)
    Réal. G. W. Pabst
    Int. Louise Brooks, Gustav Diessl, Fritz Kortner…

    Loulou, femme fatale, parvient à épouser le docteur Schön, un riche propriétaire de journaux. Le soir des noces, son mari la surprend avec son propre fils…

    Un film mythique du cinéma muet, où s’écrit la légende de Louise Brooks. C’est grâce aux films de Pabst tournés en Allemagne que l’actrice américaine restera dans l’histoire du cinéma, et non pour ses films hollywoodiens.

    « Ce classique du muet, (…) synthèse parfaite entre mélodrame et thriller érotique avant la lettre, témoigne d’une grande audace sur le plan des mœurs (pour l’époque), et va donc comme un gant à la légendaire Louise Brooks, femme fatale hors norme, premier archétype de la femme moderne et indépendante au cinéma. »

    Vincent Ostria, Les Inrockuptibles
    Loulou

    Séances

    • vendredi 10 janvier à 20h00
    • mardi 14 janvier à 16h10
    • jeudi 16 janvier à 14h30
    • dimanche 19 janvier à 17h30
    • mercredi 22 janvier à 16h00
    • mardi 28 janvier à 20h00
  • LE JOURNAL D'UNE FILLE PERDUE

    Tagebuch einer verlorenen (All., 1929) 1h52 (muet)
    Réal. G. W. Pabst
    Int. Louise Brooks, Joseph Rovensky, Fritz Rasp …

    Le soir de sa première communion, Thymiane, fille d’un riche pharmacien couche avec le commis de son père et tombe enceinte. Rejetée par sa famille qui l’envoie en maison de redressement, la jeune fille abandonnée de tous, apprenant la mort de son enfant, s’échappe pour trouver refuge dans une maison close…

    Un autre titre mythique de Pabst, en Ciné-concert avec Karim Gherbi (contrebasse), Jean-Baptiste Laya (guitare), Abdesslem Gherbi (batterie) dimanche 12 janvier à 15h
    Ciné-concert organisé en partenariat avec l’ADRC.

    Le Journal d'une fille perdue

    Séances

    • dimanche 12 janvier à 15h00
    • vendredi 17 janvier à 20h00
    • mardi 21 janvier à 18h00
    • vendredi 24 janvier à 14h00
    • lundi 27 janvier à 14h30
  • L'ENFER BLANC DU PIZ PALÜ

    Weisse hölle vom Piz Palü (All., 1929) 2h14 (muet)
    Réal. G. W. Pabst, Arnold Fanck
    Int. Ernst Petersen, Gustav Diessl, Leni Riefenstahl…

    Le docteur Krafft perd sa femme lors d’une chute en montagne pendant leur lune de miel. Dix ans plus tard, un jeune couple en expédition au même endroit y rencontre Krafft, persuadé que son épouse est toujours en vie…

    « Dès la première image, on est saisi par la poésie immatérielle (…) de ce décor naturel. (…) les deux metteurs en scène vont nous faire participer à ce drame pathétique où nous serons (…) littéralement envoûtés par la fascination de ces tableaux blancs et noirs. C’est tout simplement une merveille, un chef-d’œuvre. »

    Lucie Derain (Cinémonde, 1929)
    L'Enfer blanc du Piz Palü

    Séances

    • mercredi 8 janvier à 17h30
    • samedi 11 janvier à 14h30
    • mercredi 22 janvier à 20h15
    • lundi 27 janvier à 16h45
  • QUATRE DE L'INFANTERIE

    Westfront 1918 (All., 1930) 1h30
    Réal. G. W. Pabst
    Int. Fritz Kampers, Gustav Diessl, Claus Clausen…

    En 1918, quatre fantassins allemands se retrouvent sur le front français à quelques mois de la fin du conflit…

    Le premier film sonore de Pabst. De puissantes images épiques et lyriques mettent l’accent sur l’horreur de la guerre dans une poignante œuvre pacifiste.

    « On n’avait pas encore vu la guerre montrée à l’écran avec cette vérité dans l’image, sauf dans Charlot soldat, mais non pas dans La Grande Parade de King Vidor, ni même Les Cœurs du monde de D.W. Griffith… Et le son venait ici extraordinairement renforcer la portée des images. »

    Georges Sadoul (1966)
    Quatre de l'infanterie

    Séances

    • jeudi 9 janvier à 14h00
    • vendredi 10 janvier à 18h10
    • lundi 13 janvier à 20h30
    • mercredi 15 janvier à 16h00
    • vendredi 24 janvier à 16h10
  • L'OPÉRA DE QUAT'SOUS

    Die Dreigroschenoper (All./USA/Fr., 1931) 1h51
    Réal. G. W. Pabst, d’après Bertolt Brecht & Kurt Weill
    Int. Rudolf Forster, Carola Neher, Valeska Gert…

    Dans un quartier de Londres en proie aux guerres de gangs, une rivalité s’installe entre le roi des mendiants et le gangster que sa fille veut épouser…

    « Finies, l’opérette et la poésie élégante. Nous voyons un film lourd, âpre, humain. (…) Dans un monde irréel et bizarre grouille une humanité horrible. On croirait la nôtre derrière un verre qui ne nous montrerait que les défauts. »

    Henri Langlois
    L'Opéra de quat'sous

    Séances

    • vendredi 10 janvier à 14h00
    • mardi 14 janvier à 14h00
    • jeudi 16 janvier à 20h30
    • lundi 20 janvier à 16h15
    • mardi 21 janvier à 20h15
    • samedi 25 janvier à 14h00
  • LA TRAGÉDIE DE LA MINE

    Kameradschaft (Fr./All., 1931) 1h30
    Réal. G. W. Pabst
    Int. Daniel Mendaille, Fritz Kampers, Pierre Louis…

    Entre la Lorraine et la Sarre, des mineurs français victimes d’un coup de grisou sont sauvés par leurs collègues allemands…

    Le film de Pabst, aux accents humanistes, s’inspire de la catastrophe de Courrières, la plus grande tragédie minière en Europe (plus de 1000 morts), survenue en 1906.

    La Tragédie de la mine

    Séances

    • jeudi 9 janvier à 16h00
    • mardi 14 janvier à 20h30
    • mercredi 15 janvier à 14h00
    • vendredi 17 janvier à 16h30
    • lundi 20 janvier à 18h30
  • L'ATLANTIDE

    (Fr., 1932) 1h27
    Réal. G. W. Pabst
    Int. Brigitte Helm, Jean Angelo, Pierre Blanchar…

    Deux officiers explorent le désert du Hoggar à la recherche du royaume englouti de l’Atlantide. Attirés dans une embuscade, ils sont faits prisonniers par la belle et cruelle Antinea…

    Fritz Lang avait révélé Brigitte Helm en 1927 dans Metropolis. Pabst en a fait à jamais l’Antinea de tous les fantasmes dans cette adaptation du roman de Pierre Benoit (déjà adapté au cinéma en 1921 par Jacques Feyder).

    L'Atlantide

    Séances

    • jeudi 9 janvier à 18h00
    • vendredi 10 janvier à 16h10
    • samedi 11 janvier à 20h00
    • samedi 18 janvier à 14h30
    • mercredi 22 janvier à 18h30
  • DON QUICHOTTE

    (Fr., 1932) 1h29
    Réal. G. W. Pabst, d’après Cervantès
    Int. Fédor Chaliapine, Dorville, Renée Vallier…

    Enflammé par ses lectures, Don Quichotte décide d’embrasser la carrière de chevalier errant, suivi d’un voisin pauvre, Sancho Pança, et avec au cœur l’image de sa dulcinée…

    « G.W. Pabst est surtout connu aujourd’hui comme le cinéaste qui a lancé Greta Garbo et Asta Nielsen. Mais il a fait bien d’autres choses et, en particulier, ce très curieux Don Quichotte de 1932, avec l’un des plus grands chanteurs d’opéra de tous les temps, le merveilleux Fédor Chaliapine. »

    Louis Skorecki


    Présenté par Alain Simon (directeur artistique du Théâtre des ateliers) jeudi 9 janvier à 20h (à l’occasion de la lecture à voix haute de Don Quichotte qui aura lieu samedi 18 janvier à 20h à l’Amphithéâtre de la Verrière)
    Don Quichotte

    Séances

    • jeudi 9 janvier à 20h00
    • lundi 13 janvier à 18h40
    • vendredi 17 janvier à 14h30
    • jeudi 23 janvier à 16h20
  • LE DRAME DE SHANGHAI

    (Fr., 1938) 1h35
    Réal. G. W. Pabst
    Int. Louis Jouvet, Robert Manuel, Raymond Rouleau…

    Dans une Chine à la recherche de son unité, Tcheng s’annonce comme chef du futur. Les membres de la secte du Sergent noir tentent de l’assassiner avec l’aide de la chanteuse Kay Murphy…

    Immense succès populaire en France, Le Drame de Shanghai rassemble quelque 3000 figurants dont une centaine issue de la communauté chinoise de Paris, donnant lieu à de remarquables scènes de foule, sublimées par la photographie d’Eugen Schüfftan.

    Le Drame de Shanghai

    Séances

    • lundi 13 janvier à 16h40
    • mercredi 15 janvier à 20h30
    • samedi 18 janvier à 18h30
    • lundi 20 janvier à 14h30
    • mardi 28 janvier à 18h00
  • C'EST ARRIVÉ LE 20 JUILLET

    Es geschah am 20. juli (RFA, 1955) 1h29
    Réal. G. W. Pabst
    Int. Bernhard Wicki, Karl Ludwig Diehl, Carl Wery…

    Le 20 juillet 1944, le comte Claus von Stauffenberg tente, avec d’autres conjurés, de commettre un attentat contre Adolf Hitler…

    Après onze ans d’absence, G.W. Pabst retrouve le chemin des studios allemands pour donner son meilleur film d’après-guerre avec La Fin d’Hitler.

    C'est arrivé le 20 juillet

    Séances

    • mardi 14 janvier à 18h40
    • vendredi 17 janvier à 18h15
    • samedi 18 janvier à 20h30
    • jeudi 23 janvier à 14h30
    • vendredi 24 janvier à 20h30
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