institut

ÉVASIONS #1

L’Institut de l’image propose d’amorcer l’été à travers une sélection de films célébrant les multiples évasions que nous offre le cinéma, ainsi que ce retour en salles tant attendu qui nous permet de ressentir à nouveau les puissances cinématographiques dans toutes leurs dimensions, poétique, émancipatrice, ou cathartique.
Évasion par le rire en revisitant de grands classiques de la comédie (Drôle de drame, Certains l’aiment chaud) et le comique absurde et poétique du cinéma des Balkans (Qui chante là-bas ?).
Évasion vers le Japon avec des inédits de Kôji Fukada (dont d’autres films seront programmés en juillet) et La Mère de Naruse, invisible depuis longtemps, mais aussi vers la Chine et Taiwan avec le grand cinéma populaire de King Hu (Raining in the Mountain).
Évasion encore avec un grand western signé (pour reprendre le mot de Godard) « Mann of the West » (Je suis un aventurier).
Et un hommage à Michel Piccoli dans l’un de ses plus beaux rôles, celui d’un homme qui tente lui aussi une forme d’évasion (Dillinger est mort).
Enfin, deux grands films tournés en 1973 seront l’occasion d’une soirée le 22 juin, avec un inédit de George A. Romero, The Amusement Park, dont le sujet résonne fortement avec notre époque, et The Wicker Man, où l’évasion sera cette fois insulaire, pyschédélique et païenne !
Sans oublier une journée consacrée à l’accueil de l’exil, samedi 5 juin, et deux séances en partenariat avec le Festival d’Aix.

Au mois de juillet : Évasions#2

Image en haut de page : The Wicker Man (Robin Hardy, 1973)

La jauge de la salle est limitée à 65% (soit 101 personnes) jusqu’au 30 juin, avec 1 fauteuil d’écart entre chaque personne ou groupe de 10 personnes. Et le port du masque reste obligatoire dans la salle à partir de 11 ans.
Évasions #1
  • DRÔLE DE DRAME

    (Fr., 1937) 1h38
    Réal. Marcel Carné
    Int. Michel Simon, Jean-Louis Barrault, Louis Jouvet…

    Londres, vers 1900. Lors d’une conférence, l’évêque Soper dénonce le peu de morale de quelques romans, dont ceux écrits par un certain Félix Chapel. Pour preuve, la violente intervention de Kramps, le "tueur de bouchers", qui tient pour responsable de ses actes l’auteur en question…

    L’un des grands classiques du cinéma français (« bizarre, vous avez dit bizarre ? »), écrit par Jacques Prévert, à redécouvrir dans une magnifique copie restaurée.

    Drôle de drame

    Séances

    • dimanche 6 juin à 14h00
    • samedi 12 juin à 20h30
    • mardi 15 juin à 16h30
    • vendredi 18 juin à 14h00
    • samedi 19 juin à 18h30
    • lundi 21 juin à 18h30
    • vendredi 25 juin à 16h30
  • LA MÈRE

    Okaasan (Jap., 1952) 1h37 – DCP
    Réal. Mikio Naruse
    Int. Kinuyo Tanaka, Kiyoko Kagawa, Eiji Okada…

    Masako Takahara tient une modeste blanchisserie en périphérie de Tokyo. La vie est dure, et les dégâts de la guerre se font encore sentir. Mais Toshiko, sa fille ainée, est pleine de gaité et d’espoir…

    La Mère a longtemps été à la fois l’unique film de Mikio Naruse visible en Europe et l’un des rares films japonais visibles en France (avec Rashomon et La Porte de l’Enfer). La sortie du film à Noël 1954 constitua la révélation d’un auteur dont on ne soupçonnait pas encore le statut au Japon.

    Présenté par Pascal-Alex Vincent (cinéaste, ancien distributeur spécialisé dans la réédition de films japonais) mardi 15 juin à 20h

    La Mère

    Séances

    • dimanche 6 juin à 16h00
    • mercredi 9 juin à 14h00
    • samedi 12 juin à 18h30
    • mardi 15 juin à 20h00
    • samedi 19 juin à 14h30
    • mercredi 23 juin à 18h00
    • lundi 28 juin à 16h30
  • JE SUIS UN AVENTURIER

    The Far Country (USA, 1955) 1h37
    Réal. Anthony Mann
    Int. James Stewart, Walter Brennan, John Doucette…

    En 1896. Jeff Webster rejoint à Seattle son ami et partenaire Ben, à la tête de leur troupeau. Ils doivent partir par bateau pour l’Alaska. Jeff manque de peu d’être arrêté (il a dû tuer deux hommes) et doit à la belle Ronda de pouvoir se cacher…

    Le quatrième et peut-être le sommet du cycle de cinq films réalisés par Anthony Mann avec James Stewart. Nul mieux que lui, disait André Bazin au sujet d’Anthony Mann, « ne sait faire traverser un paysage à un cavalier ».

    Je suis un aventurier

    Séances

    • mardi 8 juin à 14h30
    • samedi 12 juin à 14h30
    • mercredi 16 juin à 16h15
    • vendredi 18 juin à 20h30
    • lundi 21 juin à 16h30
    • vendredi 25 juin à 14h30
    • dimanche 27 juin à 17h00
  • CERTAINS L'AIMENT CHAUD

    Some Like It Hot (USA, 1959) 2h – DCP
    Réal. Billy Wilder
    Int. Tony Curtis, Marilyn Monroe, Jack Lemmon, George Raft…

    Chicago, 1929. Joe et Jerry, deux musiciens au chômage, assistent à un massacre entre deux bandes de bootleggers. Le chef de la bande, Colombo-les-guêtres, veut éliminer à tout prix ces témoins gênants. Les deux hommes, travestis, se font engager dans un orchestre féminin au départ d’une tournée pour la Floride…

    L’une des comédies les plus délirantes de Billy Wilder, et la première grande comédie hollywoodienne transgenre !

    Certains l'aiment chaud

    Séances

    • jeudi 10 juin à 16h30
    • dimanche 13 juin à 14h30
    • lundi 14 juin à 17h00
    • samedi 19 juin à 20h30
    • mercredi 23 juin à 14h00
    • lundi 28 juin à 14h00
  • DILLINGER EST MORT

    Dillinger è morto (It.,1969) 1h35
    Réal. Marco Ferreri
    Int. Michel Piccoli, Anita Pallenberg, Annie Girardot…

    Un homme marié, dessinateur de masques à gaz, rentre un soir chez lui, dîne pendant que sa femme dort, s’amuse comme il peut et trouve un revolver qu’il entreprend de peindre…

    « Je suis tellement heureux d’avoir si bien réussi ce film (…) Dillinger est mort est le genre de films, qui dès le tournage, vous procure une jouissance extraordinaire de votre métier (…) Je suis toujours stupéfait de l’intelligence de Ferreri. Vous n’imaginez pas combien j’ai aimé travailler avec lui. Cela me réjouit de penser qu’un film comme Dillinger est mort existe. »

    Michel Piccoli
    Dillinger est mort

    Séances

    • mardi 8 juin à 16h30
    • dimanche 13 juin à 17h00
    • vendredi 18 juin à 18h30
    • lundi 21 juin à 14h30
    • samedi 26 juin à 20h00
    • mardi 29 juin à 15h45
  • THE WICKER MAN

    (GB, 1973) 1h34 – DCP
    Réal. Robin Hardy
    Int. Christopher Lee, Edward Woodward, Britt Ekland, Ingrid Pitt…

    À la veille du 1er mai, sur un îlot écossais, un policier du continent enquête sur la disparition d’une fillette et se heurte à l’hostilité et au mutisme des habitants…

    Premier film du réalisateur-scénariste britannique Robin Hardy, The Wicker Man fait référence à un ancien rite païen où l’on brûlait une immense effigie à forme humaine, fabriquée en osier. Film culte du cinéma fantastique anglais, The Wicker Man est un objet étrange, où Christopher Lee, loin du comte Dracula, trouve un rôle inhabituel.

    Soirée « 1973 » mardi 22 juin à 19h30, en partenariat avec Blow-up et les éditions Rouge Profond (suivi à 21h30 par The Amusement Park)
    Tarif pour les 2 films : 12 € / 8 € (fidélité et adhérents Blow-up)

    The Wicker Man

    Séances

    • mardi 8 juin à 18h45
    • vendredi 11 juin à 17h00
    • jeudi 17 juin à 17h00
    • samedi 19 juin à 16h30
    • mardi 22 juin à 19h30
    • vendredi 25 juin à 18h30
    • lundi 28 juin à 20h30
  • THE AMUSEMENT PARK

    (USA, 1973) 53 min – DCP
    Réal. George A. Romero
    Int. Lincoln Maazel…

    Alors qu’il pense passer une journée paisible et ordinaire, un vieil homme se rend dans un parc d’attractions pour y vivre un véritable cauchemar…

    Un film inédit et inconnu de George A. Romero, le réalisateur de La Nuit des morts-vivants, retrouvé et restauré à la stupéfaction des cinéphiles ! Déconseillé aux plus de 70 ans !

    Soirée "1973" mardi 22 juin à 21h30

    The Amusement Park

    Séances

    • lundi 7 juin à 19h00
    • jeudi 10 juin à 18h50
    • mardi 15 juin à 18h30
    • jeudi 17 juin à 15h45
    • mardi 22 juin à 21h30
    • samedi 26 juin à 18h30
    • mardi 29 juin à 20h30
  • RAINING IN THE MOUNTAIN

    (Chine/Taiwan, 1979) 2h
    Réal. King Hu
    Int. Xu Feng, Sun Yueh, Chun Shih…

    Au XVe siècle sous la dynastie Ming, le temple de San Pao est l’un des monastères bouddhistes les plus renommés. Invités par le bonze supèrieur qui songe à se trouver un successeur, plusieurs personnages rêvent de dérober le manuscrit inestimable du Mahayana Soutra, qui se trouve dans un coffret caché au sein du monastère…

    Considéré par beaucoup comme le chef-d’œuvre de King Hu, Raining in the Mountain allie sa maîtrise de l’espace – tout le film a été tourné dans un authentique temple coréen – à une mise en scène qui atteint ici des sommets.

    Raining in the Mountain

    Séances

    • jeudi 10 juin à 20h15
    • lundi 14 juin à 14h30
    • mercredi 16 juin à 18h10
    • vendredi 18 juin à 16h00
    • mardi 22 juin à 16h15
    • dimanche 27 juin à 14h30
  • QUI CHANTE LÀ-BAS ?

    Ko to tamo peva ? (Yougoslavie, 1980) 1h24
    Réal. Slobodan Šijan
    Int. Pavle Vuisić, Dragan Nikolić, Danilo Stojković…

    Yougoslavie, avril 1941. Une faune rocambolesque - un apprenti chanteur, un tuberculeux, un chasseur, un notable, un ancien combattant, deux musiciens tsiganes… - s’embarque dans un car brinquebalant pour Belgrade, conduit par un chauffeur irascible …

    Ce mélange unique de férocité et d’humour, de gravité et de poésie donne une fable politique et picaresque, tout à la fois farce chaleureuse et burlesque, odyssée cruelle et désopilante.

    Qui chante là-bas ?

    Séances

    • dimanche 6 juin à 18h00
    • mercredi 9 juin à 16h00
    • mardi 15 juin à 14h30
    • jeudi 17 juin à 14h00
    • lundi 21 juin à 20h30
    • mercredi 23 juin à 16h20
    • mardi 29 juin à 14h00
  • HOSPITALITÉ

    Kantai (Jap., 2010) 1h36
    Réal. Kôji Fukada
    Int. Kenji Yamauchi, Kanji Furutachi, Kiki Sugino…

    Au cœur de Tokyo, la famille Kobayashi vit paisiblement de l’imprimerie. Quand Kagawa, un vieil ami de la famille réapparaît, aucun ne réalise à quel point il est en train de s’immiscer progressivement dans leur vie, jusqu’à prendre leur place…

    Le 2e long métrage de Fukada, inédit en France, où la maison d’une famille japonaise se transforme en un véritable laboratoire suite à l’irruption d’un « révolutionnaire philosophe qui voit dans l’hospitalité un moyen de faire cohabiter ensemble les étrangers, les Japonais, les sans-abris, les criminels ou qui que ce soit » (Fukada).

    "S’il y avait bien une chose à quoi Fukada ne nous avait pas habitués, c’est la comédie, genre auquel appartient pourtant Hospitalité, jetant ainsi un nouveau jour sur la palette de l’auteur."

    Mathieu Macheret, Le Monde
    Hospitalité

    Séances

    • lundi 7 juin à 14h30
    • samedi 12 juin à 16h30
    • mercredi 16 juin à 20h30
    • dimanche 20 juin à 17h00
    • mardi 22 juin à 14h00
    • vendredi 25 juin à 20h30
    • lundi 28 juin à 18h30
  • AU REVOIR L'ÉTÉ

    Hotori no Sakuko (Jap., 2013) 2h06
    Réal. Kôji Fukada
    Int. Fumi Nikaidô, Mayu Tsuruta, Taiga…

    Accompagnée de Sakuko, sa nièce, qui prépare son entrée à l’université, Mikie est de retour dans son village natal pour mener à bien la traduction d’un roman. La langueur estivale de la campagne japonaise est l’occasion pour Mikie, de renouer avec Ukichi, un ancien amant, gérant d’un love hotel clandestin et pour Sakuko de se rapprocher du timide Takashi, réfugié de Fukushima…

    « Outre la découverte d’un talentueux auteur de 35 ans, (…) Au revoir l’été ouvre une porte sur un cinéma indépendant refusant l’infantilisme d’une bonne partie de la production commerciale japonaise. »

    Stéphane du Mesnildot, Les Cahiers du cinéma
    Au revoir l'été

    Séances

    • lundi 7 juin à 16h30
    • vendredi 11 juin à 14h30
    • lundi 14 juin à 19h30
    • dimanche 20 juin à 14h30
    • mercredi 23 juin à 20h00
    • mardi 29 juin à 18h00
Institut de l'image
Cité du livre 8 - 10, rue des Allumettes 13098 Aix-en-Provence cedex 2 - 04 42 26 81 82
Institut de l'image Cité du livre