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MARIO BAVA, LUCIO FULCI, TSAI MING-LIANG

Mario Bava, le « magicien des couleurs », chef opérateur devenu cinéaste, est le précurseur (avec La fille qui en savait trop puis Six Femmes pour l’assassin) d’un genre, le "giallo", dont la popularité en Italie culmine dans les années 70. Mario Bava, est « un génie de la lumière, un poète de la couleur, un peintre inspiré des éléments eux-mêmes, donnant vie à une image métamorphique devenue le premier personnage de films baroques et déments » (Jean-François Rauger). L’influence de Mario Bava reste considérable, encore aujourd’hui, sur de nombreux cinéastes contemporains.

Lucio Fulci est quant à lui considéré comme l’un des maîtres du macabre transalpin. S’il a, comme son ami Dario Argento, marché dans les années 70 sur les traces de Mario Bava en signant plusieurs « gialli » atypiques, Fulci doit surtout sa notoriété à une série de films d’horreur particulièrement sanglants réalisés au tout début des années 80 (L’Au-delà, Frayeurs…). Les films proposés ici, rarement montrés au cinéma, appartiennent à la première période mentionnée.

La ressortie en copies numériques de ses premiers films est aussi l’occasion de revenir sur l’œuvre du réalisateur taiwanais Tsai Ming-liang, cinéaste de l’intime, cinéaste de la nuit, de la pluie, de la solitude urbaine, et du corps, à l’esthétique sensuelle.

Un Pass sanitaire (à partir de 12 ans) et le port du masque sont obligatoires pour assister aux séances, en vous remerciant de votre compréhension.

Image en haut de page : Six Femmes pour l’assassin (Mario Bava, 1964)

Mario Bava, Lucio Fulci, Tsai Ming-liang
  • MARIO BAVA

  • LE MASQUE DU DÉMON

    La Maschera del demonio (It., 1960) 1h27 – DCP
    Réal. Mario Bava, d’après Nicolas Gogol
    Int. Barbara Steele, John Richardson, Andrea Checchi…

    Au XIXe siècle, la sorcière Asa hante le village où elle a été mise à mort deux siècles auparavant. Elle s’en prend à sa descendante Katia qui lui ressemble trait pour trait…

    Le passage officiel à la mise en scène pour Mario Bava avec ce désormais classique du cinéma fantastique transalpin, tourné dans un somptueux noir et blanc, qui marqua profondément Tim Burton lorsqu’il le découvrit enfant.

    Le Masque du démon

    Séances

    • samedi 2 octobre à 19h00
    • mercredi 6 octobre à 20h40
    • dimanche 10 octobre à 14h30
    • lundi 25 octobre à 16h30
    • samedi 30 octobre à 20h45
  • LA RUÉE DES VIKINGS

    Gli invasori (It./Fr., 1961) 1h30 – DCP
    Réal. Mario Bava
    Int. Cameron Mitchell, Folco Lulli, Françoise Christophe…

    Deux frères, combattant dans des camps opposés, affrontent le félon qui les a séparés et cherchent à venger la mort de leur père…

    « Tragédie shakespearienne pour salle du samedi soir, La Ruée des Vikings est une splendeur plastique (…) où le motif de la vengeance, celui du double et de la gémellité, celui du courage et du pardon, s’affranchissent de toute détermination psychologique pour engendrer les conditions d’un véritable poème des éléments. »

    Jean-François Rauger
    La Ruée des Vikings

    Séances

    • mercredi 6 octobre à 14h00
    • samedi 9 octobre à 20h00
    • mercredi 20 octobre à 18h10
    • dimanche 31 octobre à 14h30
  • LES TROIS VISAGES DE LA PEUR

    I tre volti della paura (It./Fr., 1963) 1h32 – DCP
    Réal. Mario Bava
    Int. Michèle Mercier, Boris Karloff, Jacqueline Pierreux…

    « Les esprits et les vampires sont partout. » Dans le prologue, Boris Karloff met en garde le spectateur avant les trois contes de terreur au programme : Le Téléphone, Les Wurdalaks, et La Goutte d’eau.

    « Les Trois visages de la peur occupe une place particulière dans l’œuvre de Mario Bava. À la fois littéraire et d’une richesse visuelle inouïe, il se situe dans une période faste du réalisateur, qui réalise aussi, en cette même année 1963, La fille qui en savait trop et Le Corps et le fouet. »

    G. Duchaussoy & R. Vandestichele

    Présenté par Jean-François Rauger, directeur de la programmation à la Cinémathèque française et critique de cinéma, samedi 9 octobre à 14h30
    Les Trois visages de la peur

    Séances

    • samedi 2 octobre à 20h45
    • samedi 9 octobre à 14h30
    • mercredi 13 octobre à 20h15
    • jeudi 28 octobre à 16h00
    • dimanche 31 octobre à 18h10
  • SIX FEMMES POUR L'ASSASSIN

    Sei donne per l’assassino (It./Fr./RFA, 1964) 1h26 – DCP
    Réal. Mario Bava
    Int. Eva Bartok, Cameron Mitchell, Thomas Reiner…

    À Rome, des jeunes filles, modèles d’une maison de couture, sont assassinées les unes après les autres …

    « Situé dans le milieu de la mode (…), le film invente un univers autonome, hors du temps, où cohabitent êtres humains et mannequins d’osier, mouvement et inertie, vie et mort, un monde purement mental baigné de couleurs irréalistes et guidé par un principe caché, d’une grande cruauté. »

    Jean-François Rauger
    Six Femmes pour l'assassin

    Séances

    • mercredi 6 octobre à 16h00
    • samedi 9 octobre à 18h00
    • mardi 19 octobre à 20h30
    • jeudi 28 octobre à 14h00
    • dimanche 31 octobre à 16h20
  • LUCIO FULCI

  • PERVERSION STORY

    Una Sull’altra (Fr., It., Esp., 1969) 1h50 – DCP
    Réal. Lucio Fulci
    Int. Jean Sorel, John Ireland, Elsa Martinelli…

    À San Francisco, un médecin dont la femme est morte après une longue maladie remarque dans un cabaret une strip-teaseuse qui lui ressemble étrangement…

    « Perversion Story donne le beau rôle aux femmes. Qu’elles soient bienfaisantes ou diaboliques face à des hommes inconsistants (…) elles vampirisent l’écran. Et nous hypnotisent. »

    Olivier Rossignot, Culturopoing
    Perversion Story

    Séances

    • vendredi 8 octobre à 18h15
    • lundi 18 octobre à 20h30
    • mercredi 20 octobre à 16h00
    • samedi 30 octobre à 18h40
  • LE VENIN DE LA PEUR

    Una lucertola con la pelle di donna (It., 1971) 1h42 – DCP
    Réal. Lucio Fulci
    Int. Florinda Bolkan, Stanley Baker, Jean Sorel…

    Carol Hammond, fille d’un célèbre avocat, est la victime d’hallucinations étranges où elle imagine des orgies sexuelles sous LSD organisées par sa voisine, la belle Julia Durer, une actrice à la vie sulfureuse. Cette dernière meurt dans des conditions mystérieuses…

    Un "giallo" psychédélique, situé dans à Londres dans les années 70. Considéré comme l’un des meilleurs films de Fulci, avec une superbe partition d’Ennio Morricone.

    Le Venin de la peur

    Séances

    • vendredi 8 octobre à 14h00
    • mercredi 13 octobre à 18h00
    • mardi 26 octobre à 14h00
    • vendredi 29 octobre à 20h30
  • LA LONGUE NUIT DE L'EXORCISME

    Non si sevizia un paperino (It., 1972) 1h49 – DCP
    Réal. Lucio Fulci
    Int. Tomás Milián, Barbara Bouchet, Florinda Bolkan…

    Début des années 70, dans le sud de l’Italie, un petit village de montagne est plongé dans la terreur : de jeunes garçons sont assassinés et l’enquête n’avance pas. La tension monte au sein de cette petite communauté et les habitants commencent à désigner des coupables. Pendant ce temps, les crimes continuent…

    Nul exorcisme dans ce film essentiellement diurne, tourné dans les Pouilles ! Fiez-vous plutôt au titre original : « Ne torturez pas Donald Duck ».

    La Longue nuit de l'exorcisme

    Séances

    • vendredi 8 octobre à 16h00
    • mardi 12 octobre à 20h00
    • lundi 18 octobre à 18h20
    • jeudi 28 octobre à 20h30
    • samedi 30 octobre à 14h30
  • L'EMMURÉE VIVANTE

    Sette note in nero (It., 1977) 1h40 – DCP
    Réal. Lucio Fulci
    Int. Jennifer O’Neill, Gabriele Ferzetti, Marc Porel…

    Virginia Ducci a des prémonitions. Elle sait que l’un des murs de la maison de son défunt mari abrite un cadavre. Avec l’aide d’un spécialiste en paranormal, elle explore la bâtisse en ruines et ne tarde pas à découvrir un squelette…

    « Le film illustre la thématique fulcienne de la superposition d’univers disjoints, du point de rencontre entre le rêve et la réalité, le passé et le présent, le monde des morts et celui des vivants. »

    Olivier Père, Arte.tv

    Présenté par Jean-François Rauger vendredi 8 octobre à 20h30
    L'Emmurée vivante

    Séances

    • vendredi 8 octobre à 20h30
    • mardi 12 octobre à 18h00
    • lundi 25 octobre à 14h30
    • samedi 30 octobre à 16h40
  • TSAI MING-LIANG

  • LES REBELLES DU DIEU NÉON

    Qing shao nian nuo zha (Taïwan, 1992) 1h46 – DCP
    Réal. Tsai Ming-liang
    Int. Chao-jung Chen, Chang-bin Jen, Kang-sheng Lee…

    Kan-sheng passe son temps à déambuler dans les rues de Taipei à pied ou en mobylette. Un jour, alors qu’il circule exceptionnellement dans le taxi de son père, il remarque un jeune homme à moto…

    Le premier film de Tsai Ming-liang tourné pour le cinéma, qui pose les bases de l’œuvre à venir.

    Les Rebelles du dieu néon

    Séances

    • dimanche 3 octobre à 14h00
    • lundi 4 octobre à 20h00
    • lundi 11 octobre à 16h20
    • mercredi 20 octobre à 14h00
    • mercredi 27 octobre à 18h20
  • VIVE L'AMOUR

    Aiqing wansui (Taïwan, 1994) 1h59 – DCP
    Réal. Tsai Ming-liang
    Int. Lee Kang-sheng, Yang Kuei-mei, Chen Chao-jung…

    L’histoire de trois personnages : une femme qui vit seule et a besoin d’être aimée, un jeune homosexuel qui a envie de tomber amoureux et un jeune homme qui ne recherche ni l’un, ni l’autre…

    « Le Lion d’or à Venise pour Vive l’amour en 1994 a placé Tsai Ming-liang dans la cour des cinéastes remarqués, et confirmé surtout la dense élégance du dispositif mis en place par le cinéaste. Une fois de plus, dans ce film important (…) ce sont les corps des acteurs qui racontent l’histoire. »

    Bernard Payen
    Vive l'amour

    Séances

    • dimanche 3 octobre à 16h00
    • mardi 5 octobre à 18h00
    • lundi 11 octobre à 14h00
    • lundi 25 octobre à 20h30
    • vendredi 29 octobre à 18h10
  • LA RIVIÈRE

    He liu (Taïwan, 1997) 1h55 – DCP
    Réal. Tsai Ming-liang
    Int. Tien Miao, Lee Kang-sheng, Yi-ching Lu, Ann Hui…

    Après avoir joué lors d’un tournage de film dans une rivière polluée, Hsiao-kang est saisi d’une étrange douleur dans le cou. Aucun médecin ni guérisseur ne parvient à le soulager de son mal.…

    « La Rivière, le 3e film de Tsai Ming-liang, est le long parcours du combattant d’un jeune homme en proie à une douleur incurable. S’y affirme le cinéaste chinois de Taiwan le plus radical du moment, et sans doute le plus dérangeant. »

    Vincent Ostria, Les Inrockuptibles
    La Rivière

    Séances

    • lundi 4 octobre à 14h30
    • dimanche 10 octobre à 16h20
    • lundi 11 octobre à 20h15
    • jeudi 14 octobre à 16h40
    • vendredi 29 octobre à 15h45
  • THE HOLE

    (Taïwan/Fr., 1999) 1h35 – copie 35 mm
    Réal. Tsai Ming-liang
    Int. Yang Kuei-mei, Lee Kang-sheng, Miao Ien…

    Taiwan, à l’aube du XXIe siècle. L’île est en proie à une épidémie dont la cause est inconnue. Un homme et une femme sont voisins dans un HLM abandonné. Un trou est creusé entre leurs appartements, et entre eux se crée un lien étrange…

    « Le trou n’est qu’un symbole. Même si le trou sert de moyen de communication, il y a en réalité très peu de communication entre les deux personnages. (…) c’est ça mon seul message : l’homme moderne ne sait pas comment communiquer et ne sait pas non plus comment apprendre à communiquer. »

    Tsai Ming-liang
    The Hole

    Séances

    • jeudi 7 octobre à 20h45
    • mercredi 13 octobre à 16h00
    • lundi 18 octobre à 16h30
    • lundi 25 octobre à 18h30
    • mercredi 27 octobre à 20h30
  • GOODBYE, DRAGON INN

    (Taïwan, 2004) 1h23 – copie 35 mm
    Réal. Tsai Ming-liang
    Int. Lee Kang-sheng, Chen Shiang-chyi, Kiyonobu Mitamura…

    Plusieurs personnages se croisent dans un cinéma le soir de la dernière séance avant fermeture définitive. Sur l’écran est projeté Dragon Inn, film chinois à succès des années 60…

    Une salle de cinéma vide, un film de sabre projeté sur l’écran, quelques personnages. Il suffit de peu pour faire un grand film, comme le démontre ici Tsai Ming-liang.

    Goodbye, Dragon Inn

    Séances

    • dimanche 3 octobre à 18h20
    • mardi 5 octobre à 20h30
    • lundi 11 octobre à 18h30
    • lundi 18 octobre à 14h30
    • mercredi 27 octobre à 16h30
  • LES CHIENS ERRANTS

    (Taïwan/Fr., 2013) 2h18 – DCP
    Réal. Tsai Ming-liang
    Int. Lee Kang-sheng, Lu Yi-ching, Lee Yi-cheng…

    Un père et ses deux enfants vivent en marge de Taïpei, entre les bois et les rivières de la banlieue et les rues pluvieuses de la capitale. Le jour, le père gagne sa vie en faisant l’homme sandwich pendant que son fils et sa fille hantent les centres commerciaux à la recherche de nourriture…

    « [Un] film sublime, qui organise la circulation entre le monde des vivants et celui des morts, entre espace physique et espace mental, entre rêve et réalité. »

    Isabelle Regnier, Le Monde
    Les Chiens errants

    Séances

    • lundi 4 octobre à 17h00
    • jeudi 7 octobre à 14h30
    • jeudi 14 octobre à 14h00
    • mercredi 20 octobre à 20h00
    • mardi 26 octobre à 16h10
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