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ABBAS KIAROSTAMI

Abbas Kiarostami, disparu en 2016, nous avait fait l’honneur de sa présence à l’Institut de l’image pour une carte blanche en juin 2008. Reconnu mondialement comme un cinéaste majeur, il a révélé la vitalité et la force du cinéma iranien. À la fois classique et moderne, sa vision du cinéma est nourrie de la richesse de sa pratique de la photographie, de la poésie, de la mise en scène et de l’art vidéo. Il aimait à répéter que le cinéma et la vie sont une seule et même chose et que parler du cinéma, c’est parler de la vie. Nous lui consacrons une nouvelle rétrospective aujourd’hui, en lien avec l’exposition « Hélène Renard illustre Abbas Kiarostami, Et la vie continue », accueillie à la bibliothèque Méjanes par la Fondation St John Perse. La projection des longs, moyens et courts-métrages du cinéaste sera l’occasion de revisiter son œuvre cinématographique mais aussi sa poésie autour de rencontres, lectures et débats.

Abbas Kiarostami
  • EXPÉRIENCE

    Tajrobeh (Iran, 1973) 56 min
    Réal. Abbas Kiarostami

    Mohammad, 14 ans, est employé comme homme à tout faire dans la boutique d’un photographe. Il s’éprend d’une jeune fille bien née. Un jour, croyant surprendre un regard approbateur de la part de celle-ci, il décide de proposer ses services dans la maison de ses parents…

    Précédé par
    Le Pain et la rue (1970, 12 min)
    Un petit garçon est allé chercher du pain. Il doit le ramener chez lui. En chemin, il croise un chien qui bloque la rue qu’il doit emprunter.
    Le premier film de Kiarostami est déjà le récit d’un trajet incertain.

    Expérience

    Séances

    • lundi 3 octobre à 14h30
    • samedi 8 octobre à 14h30
  • LE PASSAGER

    Mossafer (Iran, 1974) 1h14
    Réal. Abbas Kiarostami

    Passionné de football, un adolescent décide de se rendre à Téhéran pour assister à un match important. Avec l’aide de son ami, il fait l’impossible pour réunir l’argent nécessaire au voyage…

    Précédé par
    La Récréation (1972, 15 min)
    Puni pour avoir brisé une vitre avec son ballon, Dara doit rester dans le couloir de l’école. À la fin de la classe, il rentre chez lui par un chemin accidenté qui l’entraîne à la périphérie de la ville…

    Le Passager

    Séances

    • dimanche 2 octobre à 14h30
    • mardi 11 octobre à 20h10
  • CAS N°1, CAS N°2

    Gazieh-e shekl-e avval, Gazieh-e shekl-e dovvom (Iran, 1979) 48 min
    Réal. Abbas Kiarostami

    Dans une classe, un élève chahute. Personne ne dénonce le coupable. Le professeur expulse sept garçons, dont le coupable, pendant une semaine. Cas numéro 1 : l’un d’entre eux finit par dénoncer son camarade. Cas numéro 2 : personne ne dénonce le fautif. Le cinéaste projette ces deux cas à des adultes et recueille leurs avis.

    Précédé par
    Deux solutions pour un problème (1975, 5 min)
    Nader rend à son ami un cahier dont il a par mégarde déchiré la couverture. Deux solutions s’offrent au malheureux propriétaire : se venger, ou chercher une solution avec son camarade.

    Suivi d’une intervention de Caroline Renard, "Éthique et cinéma : Abbas Kiarostami" lundi 3 octobre à 19h (avec l’Université Populaire du Pays d’Aix)

    Cas n°1, cas n°2

    Séances

    • lundi 3 octobre à 19h00
    • lundi 17 octobre à 14h30
  • LE CONCITOYEN

    Hamshahri (Iran, 1983) 51 min
    Réal. Abbas Kiarostami

    Pris dans le flux des embouteillages invraisemblables de Téhéran, un agent de la circulation tente tant bien que mal de faire respecter une interdiction de circulation…

    Précédé par
    Ordre ou désordre (1981, 17 min)
    Le sens de l’ordre est gage d’une bonne organisation sociale. Pour démontrer cet axiome, Abbas Kiarostami propose une série de saynètes présentées deux fois : la première de façon organisée, et la seconde de façon anarchique.

    Le Concitoyen sera également programmé seul dans le cadre du festival Image de ville samedi 22 octobre à 19h

    Le Concitoyen

    Séances

    • vendredi 7 octobre à 14h30
  • OÙ EST LA MAISON DE MON AMI ?

    Khaneh-ye dust kojast ? (Iran, 1987) 1h24
    Réal. Abbas Kiarostami
    Int. Babak Ahmadpour, Ahmad Ahmadpour…

    Nematzadeh n’a pas fait ses devoirs sur le cahier prévu à cet effet : au prochain oubli, il sera renvoyé ! Ce soir-là, son camarade Ahmad emporte par mégarde le cahier de Nematzadeh. Ahmad se lance à la recherche de la maison de son ami pour lui rendre son cahier…

    Où est la maison de mon ami ? est le film qui a fait connaître Kiarostami à l’international. Le cinéaste tire une fable initiatique de l’histoire du petit Ahmad. La quête se mue bientôt en un périple extraordinaire où l’enfant va braver la peur et les interdits pour aider son ami.

    Où est la maison de mon ami ?

    Séances

    • samedi 1er octobre à 14h30
    • mardi 4 octobre à 20h00
    • vendredi 7 octobre à 16h10
    • mercredi 12 octobre à 18h15
    • mardi 25 octobre à 16h30
  • DEVOIRS DU SOIR

    Mashq-e shab (Iran, 1989) 1h18
    Réal. Abbas Kiarostami

    De jeunes élèves sont interrogés par Abbas Kiarostami. Face à la caméra, ils racontent leur vie, le soir, après l’école : les dessins animés, les devoirs avec leurs parents souvent illettrés, les châtiments corporels et les rares encouragements…

    Précédé par
    Hommage aux professeurs (1977, 17 min) (photo ci-contre)
    À travers les témoignages de professeurs, Abbas Kiarostami rend hommage aux hommes et aux femmes qui ont dédié leur vie à la transmission, parfois dans des conditions difficiles.

    Présenté par Caroline Renard mercredi 12 octobre à 13h30

    Devoirs du soir

    Séances

    • jeudi 6 octobre à 16h00
    • mercredi 12 octobre à 13h30
  • ET LA VIE CONTINUE

    Zendegi va digar hich (Iran, 1991) 1h35
    Réal. Abbas Kiarostami
    Int. Farhad Kheradmand, Buba Bayour, Hocine Rifahi…

    Après le tremblement de terre qui a ravagé le nord-ouest de l’Iran en 1990, un cinéaste et son fils tentent de rejoindre le village de Koker, durement touché par le séisme. L’homme s’inquiète de savoir si les deux enfants qui jouaient dans Où est la maison de mon ami ? sont encore en vie…

    « Kiarostami réactive les principes du néoréalisme (inscription documentaire du récit, acteurs non professionnels, captation d’un moment historique de son pays), pour dessiner, sur les routes menant à Koker, une universelle trajectoire philosophique. »

    Joachim Lepastier
    Et la vie continue

    Séances

    • samedi 1er octobre à 16h15
    • jeudi 6 octobre à 20h45
    • dimanche 9 octobre à 14h30
    • jeudi 13 octobre à 16h15
    • mardi 18 octobre à 18h00
  • AU TRAVERS DES OLIVIERS

    Zir-e derakhtan-e zeytun (Iran/Fr., 1994) 1h43
    Réal. Abbas Kiarostami
    Int. Mohamad Ali Keshavarz, Zarifeh Shiva, Hossein Rezal…

    Une équipe de cinéma s’installe, parmi les oliviers, dans un village du nord de l’Iran qui vient d’être dévasté par un tremblement de terre. Keshavarz, le réalisateur du film qui s’intitule Et la vie continue, est à la recherche de ses acteurs…

    « Voilà quelques années déjà que Kiarostami résolvait sous nos yeux ébahis l’équation compliquée : « Comment peut-on être un bon cinéaste en Iran ? ». Il y ajoute désormais cette difficulté supplémentaire : « Comment peut-on être cinéaste et féministe en Iran ? »

    Olivier Séguret, Libération
    Au Travers des oliviers

    Séances

    • samedi 1er octobre à 18h10
    • vendredi 7 octobre à 20h00
    • lundi 10 octobre à 14h30
    • lundi 17 octobre à 15h45
  • LE GOÛT DE LA CERISE

    Ta’m e guilass (Iran/Fr., 1997) 1h39
    Réal. Abbas Kiarostami
    Int. Homayoun Ershadi, Abdolrahman Bagheri, Safar Ali Moradi…

    Un homme d’une cinquantaine d’années cherche quelqu’un qui aurait besoin d’argent pour effectuer une mission assez spéciale. Au cours de sa quête, il rencontre dans la banlieue de Téhéran un soldat, un étudiant en théologie et un gardien de musée, vivant à la limite de la marginalité. Chacun va réagir à sa proposition de façon différente…

    Une réflexion sur l’existence se dessine derrière ce road movie minimaliste qui traverse les paysages iraniens, et où la voiture devient une métaphore du cinéma.

    Le Goût de la cerise

    Séances

    • samedi 1er octobre à 20h30
    • mercredi 5 octobre à 16h20
    • vendredi 7 octobre à 18h00
    • mercredi 12 octobre à 16h20
    • mardi 25 octobre à 20h30
  • LE VENT NOUS EMPORTERA

    Bad ma ra khahad bord (Iran/Fr., 1999) 1h58
    Réal. Abbas Kiarostami
    Int. Noghre Asadi, Roushan Karam Elmi, Bahman Ghobadi…

    Des étrangers en provenance de Téhéran arrivent pour un court séjour à Siah Dareh, un village du Kurdistan iranien. Ils flânent surtout dans l’ancien cimetière et font croire aux villageois qu’ils sont à la recherche d’un trésor…

    « Le plus beau film, à la fois le plus émouvant et le plus accompli, celui qui à ce jour reflète de la manière la plus convaincante l’ensemble de l’oeuvre d’un des plus grands artistes contemporains du cinéma. »

    Jean-Michel Frodon, Le Monde
    Le vent nous emportera

    Séances

    • mercredi 5 octobre à 14h00
    • samedi 8 octobre à 16h30
    • mercredi 12 octobre à 20h00
    • lundi 17 octobre à 17h45
    • mardi 25 octobre à 18h15
  • TEN

    (Iran/Fr., 2002) 1h34
    Réal. Abbas Kiarostami

    Ten met en scène dix séquences de la vie émotionnelle de six femmes, qui pourraient aussi bien être dix séquences de la vie émotionnelle d’une seule et unique femme. Celles-ci sont amenées à relever des défis à une étape particulière de leur vie…

    « Ni fiction, ni documentaire, ni écrit, ni spontané, ni engagé, ni dégagé, cet endroit où il se tient, et s’absente, est un non-lieu idéalement bancal, c’est-à-dire une utopie. Où il faut se dépêcher de le rejoindre… »

    Didier Péron, Libération
    Ten

    Séances

    • mardi 4 octobre à 18h00
    • jeudi 6 octobre à 14h00
    • lundi 10 octobre à 16h30
    • lundi 17 octobre à 20h10
  • COPIE CONFORME

    (Fr./It., Bel., 2010) 1h46
    Réal. Abbas Kiarostami
    Int. Juliette Binoche, William Shimell, Jean-Claude Carrière…

    James, un écrivain, donne en Italie, à l’occasion de la sortie de son dernier livre, une conférence sur les relations entre l’original et la copie dans l’art. Il rencontre une jeune femme d’origine française, galeriste et part avec elle à San Gimignano, petit village près de Florence…

    « Il est tout naturel qu’un film sur la copie nous conduise de la parodie au modèle. Ce couple qui tente (…) de remonter ses pendules en tournant autour des œuvres du passé, marche du même pas que l’Ingrid Bergman et le George Sanders de Voyage en Italie. Les deux films ne proposent rien moins, en guise de palliatif au déclin amoureux, qu’une épreuve du temps. »

    Mathieu Macheret, Critikat
    Copie conforme

    Séances

    • dimanche 2 octobre à 16h30
    • mercredi 5 octobre à 18h20
    • samedi 8 octobre à 19h00
    • mardi 11 octobre à 18h00
  • LIKE SOMEONE IN LOVE

    (Fr./Jap., 2012) 1h49
    Réal. Abbas Kiarostami
    Int. Rin Takanashi, Tadashi Okuno, Ryô Kase…

    Un vieil homme et une jeune femme se rencontrent à Tokyo. Elle ne sait rien de lui, lui croit la connaître. Il lui ouvre sa maison, elle lui propose son corps. Mais rien de ce qui se tisse entre eux en l’espace de vingt-quatre heures ne tient aux circonstances de leur rencontre…

    « D’une histoire à trois cette fois, littérairement très japonaise et cinématographiquement ozuesque, Abbas crée une émotion douloureuse. »

    Michèle Levieux, L’Humanité
    Like Someone in Love

    Séances

    • lundi 3 octobre à 16h15
    • mercredi 5 octobre à 20h30
    • dimanche 9 octobre à 16h30
    • jeudi 13 octobre à 14h00
    • mardi 18 octobre à 20h00
  • LECTURE ET EXPOSITION

    Abbas Kiarostami, poète, jeudi 6 octobre à 18h30, Salle Armand Lunel (entrée libre)
    Lecture bilingue donnée par Franck Merger et Ali Zare Ghanatnowi.
    Non seulement cinéaste, mais aussi poète, Abbas Kiarostami est l’auteur de plusieurs recueils de poésie parus dans leur traduction française chez POL ou dans la collection Po&Psy des éditions Erès. C’est la lecture d’une sélection de ces textes que nous propose Franck Merger, l’un de ses traducteurs, en complicité avec Ali Zare Ghanatnowi, cinéaste.

    En partenariat avec la Fondation St John Perse

    Exposition « Hélène Renard illustre Abbas Kiarostami, Et la vie continue »
    Du 6 octobre au 5 novembre 2022, la Fondation Saint John Perse accueille les œuvres de l’artiste peintre Hélène Renard en hommage à l’œuvre poétique peu connue d’Abbas Kiarostami. Hélène Renard possède le même souci de la nature et un univers visuel pictural proche de celui du cinéaste iranien. C’est en 1999 que cette affinité figurative apparait avec force entre une peinture de l’artiste et l’affiche du film Le vent nous emportera qui se répondent alors que les deux œuvres ont été réalisées simultanément dans l’ignorance l’une de l’autre. Issu de nombreux échanges entre l’auteur et l’artiste, Le Volcan, la lune, la pluie sera ici présenté avec une sélection d’œuvres valorisant le dialogue entre peinture, poésie et cinéma.

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