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JACQUES DOILLON / LES CLASSIQUES DE L'ÉTÉ

Pour ce début d’été l’Institut de l’image revisite le cinéma des années 70, à travers les films de Jacques Doillon et d’autres classiques issus de cette foisonnante période de l’histoire du cinéma. Au programme, le mythique film de Jean Eustache, La Maman et la putain, invisible depuis de nombreuses années sur grand écran, enfin en copie neuve restaurée, et aussi Le Messager de Losey, le sulfureux Salò de Pasolini, ou encore l’un des chefs-d’œuvre de Shohei Imamura, La vengeance est à moi.
La réédition de plusieurs films de Jacques Doillon sera l’occasion de revenir sur l’œuvre d’un cinéaste qui comme nul autre a su filmer l’enfance, l’adolescence, mais aussi le couple, dans un cinéma intimiste où le social et le politique se mêlent avec subtilité.

Jacques Doillon sera présent le mercredi 8 juin à 20h pour l’événement du mois, une rencontre autour de La vie de famille, film tourné en partie à Aix et dans la région.

Tous les films sont en copies numériques restaurées, sauf indication contraire.

Image en haut de page : La Lettre inachevée (M. Kalatozov, 1960)

Jacques Doillon / Les classiques de l'été
  • JACQUES DOILLON

  • LES DOIGTS DANS LA TÊTE

    (Fr., 1974) 1h44
    Réal. Jacques Doillon
    Int. Christophe Soto, Olivier Bousquet, Roselyne Villaumé…

    Peu après avoir rencontré Rosette, vendeuse dans la boulangerie où il travaille, Chris tombe amoureux de Liv, une jolie suédoise. Il est partagé entre les deux filles et ne semble pas vouloir choisir…

    « Tous ces jeunes qui existent et qui vivent à des millions d’exemplaires écrivent parfois des journaux intimes : Chris (…) écrit le sien et nous raconte la formidable illusion de cette rencontre entre ces quatre jeunes qui, chacun à sa manière, refuseront le compromis et ne voudront pas savoir ce que les adultes attendent d’eux. »

    Jacques Doillon
    Les Doigts dans la tête

    Séances

    • mercredi 1er juin à 20h30
    • samedi 4 juin à 18h20
    • mardi 7 juin à 14h30
    • mardi 14 juin à 17h50
    • dimanche 19 juin à 16h30
  • LA DRÔLESSE

    (Fr., 1979) 1h30
    Réal. Jacques Doillon
    Int. Madeleine Desdevises, Claude Hébert, Paulette Lahaye…

    François, vingt ans, rejeté par son entourage, kidnappe Madeleine, onze ans. La fillette, tout d’abord apeurée, devient sa complice et prend rapidement les rênes de ce jeu interdit…

    « La Drôlesse, c’est parti d’un fait divers qui m’a intéressé. Je me suis penché dessus, et je me suis aperçu que la réalité ne me donnait pas grand-chose. (…) Je suis allé sur place, j’ai vu la fille et le garçon, et je me suis trouvé devant les murs. Mais ces murs mêmes, et l’effort de m’être déplacé, le travail d’enquête, m’ont donné l’élan pour le film. »

    Jacques Doillon
    La Drôlesse

    Séances

    • mercredi 1er juin à 16h00
    • vendredi 3 juin à 14h00
    • mardi 7 juin à 16h40
    • mercredi 8 juin à 18h00
    • lundi 13 juin à 20h00
  • LA FEMME QUI PLEURE

    (Fr., 1980) 1h32
    Réal. Jacques Doillon
    Int. Dominique Laffin, Haydée Politoff, Jacques Doillon…

    Dominique et Jacques vivent avec leur petite fille Lola dans une maison isolée de Haute-Provence. Dominique pleure : elle attend Jacques, parti plus longtemps que prévu, et elle sait ce que signifie cette absence…

    Doillon, après le succès critique des Doigts dans la tête et d’Un sac de billes (1975), décide de s’éloigner de Paris et part vivre près de Manosque. Il y réalise ce film intimiste, tourné dans sa propre maison, et où il interprète lui-même le rôle de Jacques aux côtés de sa fille Lola, alors âgée de 3 ans.

    La femme qui pleure

    Séances

    • mercredi 1er juin à 14h00
    • jeudi 2 juin à 20h00
    • samedi 4 juin à 16h30
    • mardi 7 juin à 18h30
    • vendredi 17 juin à 14h30
  • LA VIE DE FAMILLE

    (Fr., 1984) 1h35
    Réal. Jacques Doillon
    Int. Sami Frey, Juliette Binoche, Mara Goyet…

    Emmanuel vit à Aix-en-Provence avec sa deuxième femme, Mara, et la fille de celle-ci, Natacha. Comme tous les samedis, il se prépare à passer le week-end chez sa première épouse, Lili, avec sa fille de 11 ans, Elise. Les événements se précipitent…

    « Il s’agit, dans le film, de trouver la bonne distance entre parents et enfants et dans ses films, de trouver la bonne distance entre adulte/cinéaste et enfant/acteur. Comme le dit Philippe Garrel, épaté, Jacques Doillon ("Françoise Dolto du septième art") a inventé une "méthode", l’équivalent de l’Actor’s Studio pour les moins de 15 ans. »

    Le Monde

    En présence de Jacques Doillon mercredi 8 juin à 20h
    La vie de famille

    Séances

    • vendredi 3 juin à 16h00
    • samedi 4 juin à 14h30
    • mercredi 8 juin à 20h00
    • samedi 11 juin à 17h20
    • lundi 20 juin à 16h10
  • LE PETIT CRIMINEL

    (Fr., 1990) 1h40
    Réal. Jacques Doillon
    Int. Richard Anconina, Gérald Thomassin, Clotilde Courau…

    Un jeune garçon de 14 ans qui vit avec sa mère, découvre un jour que sa sœur qu’il croyait morte est toujours vivante. Il part à sa recherche. Mais il “ braque ” une pharmacie et prend un policier en otage à qui il demande de retrouver sa sœur…

    « On évoquera encore Truffaut, pour comparer le jeune interprète du Petit criminel, Gérald Thomassin, au Jean-Pierre Léaud des 400 coups. Même épi rebelle, même absence de mièvrerie, même énergie butée. »

    Le Monde
    Le Petit criminel

    Séances

    • jeudi 2 juin à 18h00
    • samedi 4 juin à 20h30
    • lundi 13 juin à 14h00
    • dimanche 19 juin à 14h30
    • mardi 21 juin à 18h30
  • LES CLASSIQUES DE L'ÉTÉ

  • LA LETTRE INACHEVÉE

    (URSS, 1960) 1h36
    Réal. Mikhaïl Kalatozov
    Int. Tatiana Samoilova, Vasiliy Livanov, Evgeniy Urbanskiy…

    Quatre géologues partent en expédition au cœur des forêts de Sibérie, à la recherche d’un gisement de diamants. Le petit groupe explore sans relâche terres et rivières…

    « Kalatozov (…) synthétise à la fois le formalisme lyrique d’Eisenstein, le rapport poétique à la nature de Tarkovski et l’intimisme expérimental de Sokourov (…) Les mouvements de caméra insensés et les surimpressions confèrent une expressivité inouïe à ces éléments qui s’acharnent sans trêve sur les géologues livrés à eux-mêmes et coupés du monde. »

    Vincent Ostria, L’Humanité
    La Lettre inachevée

    Séances

    • vendredi 3 juin à 18h00
    • lundi 6 juin à 14h30
    • samedi 18 juin à 14h30
    • mercredi 22 juin à 14h00
    • jeudi 23 juin à 16h00
    • samedi 25 juin à 20h30
  • LE MESSAGER

    The Go-Between (GB, 1971) 1h56
    Réal. Joseph Losey
    Int. Julie Christie, Alan Bates, Dominic Guard…

    À l’été 1900, Leo est invité par un camarade de classe à passer des vacances dans le château de sa famille. Le jeune garçon devient le messager de la correspondance clandestine entre la sœur de son ami et un fermier du voisinage…

    « Palme d’Or en 1971, Le Messager narre la découverte d’une aristocratie séduisante par le prisme d’un jeune garçon modeste, soudain confronté au cruel monde des adultes. »

    Cinémathèque française
    Le Messager

    Séances

    • samedi 11 juin à 19h30
    • mercredi 15 juin à 17h30
    • jeudi 23 juin à 14h00
    • samedi 25 juin à 14h30
    • mardi 28 juin à 20h00
  • LA MAMAN ET LA PUTAIN

    (Fr., 1973) 3h40
    Réal. Jean Eustache
    Int. Jean-Pierre Léaud, Bernadette Lafont, Françoise Lebrun…

    Alexandre est un jeune dilettante oisif. Il vit chez Marie et flâne à Saint-Germain-des-Prés. Un jour, il croise Veronika, une jeune infirmière et entame une liaison avec elle, sans quitter Marie…

    « De la même manière que le roman de Flaubert donne à lire et un itinéraire individuel et le tableau de toute une époque, La Maman et la putain est à la fois un gros plan sur trois individus, un plan moyen sur une microsociété, et un plan d’ensemble sur la société française de ce début des années 70. »

    Alain Philippon
    La Maman et la putain

    Séances

    • mercredi 8 juin à 14h00
    • dimanche 12 juin à 14h30
    • lundi 13 juin à 16h00
    • mardi 14 juin à 14h00
    • jeudi 16 juin à 18h30
    • samedi 18 juin à 16h30
    • mardi 21 juin à 14h30
    • vendredi 24 juin à 14h00
    • lundi 27 juin à 19h00
  • UN VRAI CRIME D'AMOUR

    Delitto d’amore (It., 1974) 1h36
    Réal. Luigi Comencini
    Int. Stefania Sandrelli, Giuliano Gemma, Brizio Montinaro…

    Dans la banlieue industrielle de Milan, Nullo et Carmela sont tous deux ouvriers dans la même usine. Mais ils sont issus de deux milieux très différents, et leur amour est compliqué par ces contradictions familiales et culturelles…

    Encore méconnu en France, Un vrai crime d’amour invite à (re)découvrir la part dramatique du cinéma de Comencini, trop rapidement associé à l’âge d’or de la comédie à l’italienne.

    Un vrai crime d'amour

    Séances

    • mardi 7 juin à 20h30
    • jeudi 16 juin à 16h30
    • lundi 20 juin à 18h00
    • mercredi 22 juin à 16h00
    • dimanche 26 juin à 17h00
  • SALÒ OU LES 120 JOURNÉES DE SODOME

    Salò o le 120 giornate di Sodoma (It., 1975) 1h57
    Réal. Pier Paolo Pasolini
    Int. Paolo Bonacelli, Umberto Paolo Quintavalle, Giorgio Cataldi…
    Interdit – de 16 ans

    Lors de la république fasciste de Salò, dans un grand château italien, les détenteurs du pouvoir s’acharnent sur un groupe de jeune gens soumis à une série de sévices de plus en plus humiliants…

    « C’est la société du spectacle qui est ici en cause beaucoup plus que le cinéma lui-même. Salò, ce n’est pas du tout une mise en abîme du cinéma, c’est une façon de parler de la position de l’homme en face de l’ennemi, en face d’images qu’il ne peut pas maîtriser, d’une impuissance donnée par les images. »

    Hervé Joubert-Laurencin
    Salò ou les 120 journées de Sodome

    Séances

    • vendredi 3 juin à 20h00
    • lundi 6 juin à 16h30
    • mercredi 15 juin à 20h00
    • samedi 18 juin à 20h30
    • mercredi 22 juin à 18h00
    • dimanche 26 juin à 14h30
  • LA VENGEANCE EST À MOI

    Fukushu suru wa ware ni ari (Jap., 1979) 2h20
    Réal. Shohei Imamura
    Int. Ken Ogata, Rentarô Mikuni, Chôchô Miyako…

    Dans les années 1960, au moment du boom de l’économie japonaise, le parcours d’Enokizu, imposteur, escroc et tueur en série…

    « Le film, construit à la manière d’un puzzle, reconstitue l’itinéraire d’un assassin en commençant par son arrestation. (…) Aucune explication rationnelle, mais la précision d’un entomologiste, qui fait de La vengeance est à moi une puissante étude de personnages dans le Japon des années soixante. »

    Cinémathèque française
    La vengeance est à moi

    Séances

    • dimanche 5 juin à 14h30
    • samedi 11 juin à 14h30
    • vendredi 17 juin à 20h00
    • mercredi 22 juin à 20h15
    • mardi 28 juin à 14h00
  • TOUTE UNE NUIT SANS SAVOIR

    (Inde/Fr., 2021) 1h39
    Réal. Payal Kapadia

    Quelque part en Inde, une étudiante en cinéma écrit des lettres à l’amoureux dont elle a été séparée. À sa voix se mêlent des images, fragments récoltés au gré de moments de vie, de fêtes et de manifestations qui racontent un monde assombri par des changements radicaux…

    « Un ciné-tract tout en poésie et correspondance amoureuse, hanté par le crépuscule et les lendemains qui déchantent. Toute une nuit sans savoir (…) doit son titre-manifeste à une inscription sur un mur, écrite dans le feu d’une action collective. »

    Clarisse Fabre, Le Monde
    Toute une nuit sans savoir

    Séances

    • dimanche 5 juin à 17h15
    • jeudi 16 juin à 14h30
    • jeudi 23 juin à 20h30
    • lundi 27 juin à 17h00
    • mardi 28 juin à 16h30
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