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LE CINÉMA D'ANIMATION JAPONAIS / KINUYO TANAKA

En ce mois printanier l’Institut de l’image propose un tour d’horizon du cinéma d’animation japonais, à travers les films de quelques auteurs mythiques (de Eiichi Yamamoto à Makoto Shinkai, en passant par Otomo, Miyazaki, Takahata…) et un focus sur l’œuvre de Satoshi Kon à l’occasion de la sortie du documentaire de Pascal-Alex Vincent consacré à l’auteur de Millennium Actress.

La réédition des 6 longs métrages réalisés par l’actrice japonaise Kinuyo Tanaka entre 1953 et 1962 nous permettra aussi de découvrir une œuvre méconnue, qui rencontre un grand succès dans les salles françaises depuis sa sortie au mois de février.

Image ci-dessus : Ayumu Watanabe, Les Enfants de la mer (2019)

Le cinéma d'animation japonais / Kinuyo Tanaka
  • LE CINÉMA D'ANIMATION JAPONAIS

    1ER-26 AVRIL

  • BELLADONNA

    Kanashimi no belladonna (Jap., 1973) 1h33 – DCP
    Réal. Eiichi Yamamoto
    Interdit – de 12 ans

    Jeanne, dans l’espoir d’obtenir vengeance, pactise avec le Diable après avoir été violée par le seigneur de son village. Métamorphosée par cette alliance, elle se réfugie dans une étrange vallée, la Belladonna…

    Adaptation de La Sorcière de Michelet (XIXe), Belladonna (titré à sa sortie en 1976 La Belladonne de la tristesse) est une œuvre révolutionnaire dans le cinéma d’animation japonais de l’époque, empruntant notamment à l’Art Nouveau. Un opéra-rock à la fois psychédélique, féministe et érotique, destiné à un public adulte !

    Belladonna

    Séances

    • vendredi 1er avril à 20h40
    • lundi 4 avril à 18h30
    • mercredi 13 avril à 18h30
    • lundi 18 avril à 20h30
    • samedi 23 avril à 18h30
  • AKIRA

    (Jap., 1988) 2h04 – DCP
    Réal. Katsuhiro Otomo

    En 1988, Tokyo est détruite par une explosion, ce qui déclenche la Troisième Guerre mondiale. 31 ans plus tard, la nouvelle mégalopole, peuplée de bandes de jeunes drogués et de gangs de motards, se prépare à accueillir les Jeux olympiques…

    L’adaptation par Otomo de son propre manga devient à sa sortie une date de l’anime, mais aussi dans l’histoire du film de science-fiction et du cyberpunk. Une œuvre visionnaire, d’une puissance graphique peu commune, devenue un film culte.

    Akira

    Séances

    • vendredi 1er avril à 14h30
    • samedi 2 avril à 20h30
    • lundi 11 avril à 16h10
    • samedi 16 avril à 14h30
    • jeudi 21 avril à 18h10
    • mardi 26 avril à 20h30
  • LE TOMBEAU DES LUCIOLES

    Hotaru no haka (Jap., 1988) 1h29 – DCP
    Réal. Isao Takahata

    Durant l’été 1945, deux enfants, Seita (14 ans) et sa jeune sœur Setsuko (4 ans), se trouvent livrés à eux-mêmes après la mort de leur mère suite au bombardement de Kobe. Sans nouvelles de leur père, un officier de la marine, ils partent habiter chez une tante éloignée…

    Un grand mélodrame et un grand film sur l’enfance confrontée à la guerre, réalisé par Isao Takahata, co-fondateur du studio Ghibli avec Miyazaki.

    Le Tombeau des lucioles

    Séances

    • dimanche 3 avril à 14h30
    • mercredi 6 avril à 14h00
    • mardi 12 avril à 20h40
    • vendredi 15 avril à 18h40
    • vendredi 22 avril à 16h15
  • PRINCESSE MONONOKÉ

    Mononoke hime (Jap., 1997) 2h14 – DCP
    Réal. Hayao Miyazaki

    Au XVe siècle, sous l’ère Muromachi, la forêt japonaise, jadis protégée par des animaux géants, se dépeuple à cause de l’homme. Un sanglier transformé en démon dévastateur en sort et attaque le village d’Ashitaka, futur chef du clan Emishi…

    L’un des chefs-d’œuvre de Miyazaki, une fable écologiste moins enfantine que Totoro, peuplée de monstres et de guerrièr(e)s.

    Princesse Mononoké

    Séances

    • dimanche 3 avril à 16h30
    • mardi 12 avril à 18h00
    • samedi 16 avril à 17h15
    • lundi 18 avril à 14h00
    • samedi 23 avril à 20h30
  • PERFECT BLUE

    Pāfekuto Burū (Jap., 1997) 1h21 – DCP
    Réal. Satoshi Kon
    Interdit – de 12 ans

    Mima est une icône pop, membre d’un « girls’ band » à succès. Quand elle décide de quitter le groupe pour devenir vedette d’une série télévisée, ses fans se désolent. Aussitôt, sa vie tourne au cauchemar…

    Un « giallo » nippon aux accents hitchcockiens, qui à sa sortie à la fin des années 90 contribue à la reconnaissance du film d’animation japonais comme un art adulte.

    Perfect Blue

    Séances

    • vendredi 1er avril à 17h00
    • lundi 4 avril à 20h30
    • jeudi 14 avril à 14h00
    • lundi 18 avril à 16h40
    • dimanche 24 avril à 16h30
  • MILLENNIUM ACTRESS

    Sennen joyû (Jap., 2001) 1h27 – DCP
    Réal. Satoshi Kon

    Lorsque les prestigieux studios de cinéma Ginei font faillite, une chaîne de télévision commande un documentaire et mandate deux journalistes pour retrouver et interviewer Chiyoko Fujiwara. Celle qui fut une des grandes stars de la Ginei, et qui vit recluse chez elle depuis trente ans, accepte la proposition et se lance dans le récit de sa vie…

    Longtemps inédit au cinéma en France, Millennium Actress est une splendeur, qui s’inspire de la vie de la star japonaise Setsuko Hara, actrice fétiche de Ozu.

    Présenté par Pascal-Alex Vincent (cinéaste, spécialiste du cinéma japonais) jeudi 7 avril à 20h45

    Millennium Actress

    Séances

    • samedi 2 avril à 14h30
    • mercredi 6 avril à 16h00
    • jeudi 7 avril à 20h45
    • samedi 16 avril à 20h00
    • lundi 25 avril à 18h30
  • PAPRIKA

    Papurika (Jap., 2006) 1h30 – Blu-ray
    Réal. Satoshi Kon

    Dans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique a été inventé. Grâce à une machine, il est possible de rentrer dans les rêves des patients, et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de la pensée et de l’inconscient…

    « Dans cette explosion visuelle, où la technique en trois dimensions permet d’aller encore plus loin pour structurer un espace qui se déstructure en permanence, l’invention et la virtuosité technique placent l’auteur parmi les plus grands du genre. »

    Hubert Niogret, Positif

    Présenté par Jérôme Rosanvallon, professeur de philosophie, lundi 4 avril à 14h
    Paprika

    Séances

    • vendredi 1er avril à 18h45
    • lundi 4 avril à 14h00
    • mercredi 6 avril à 20h30
    • lundi 11 avril à 18h40
    • mercredi 20 avril à 16h00
    • dimanche 24 avril à 14h30
  • HANA ET ALICE MÈNENT L'ENQUÊTE

    Hana to Alice Satsujin Jiken (Jap., 2016) 1h40 – DCP
    Réal. Shunji Iwai

    Alice intègre un nouveau collège où circule une étrange rumeur concernant un meurtre commis un an plus tôt. La victime est un mystérieux “Judas”. Une de ses camarades de classe et voisine, Hana, vit recluse chez elle. De nombreux commérages courent à son sujet, notamment le fait qu’elle connaîtrait des détails à propos de l’affaire “Judas”…

    « L’animation faisant l’effet d’un bain de jouvence, c’est avec une fraîcheur intacte que Shunji Iwai retrouve son cher sujet  : l’éducation sentimentale des jeunes filles. »

    Stéphane du Mesnildot, Les Cahiers du cinéma
    Hana et Alice mènent l'enquête

    Séances

    • samedi 2 avril à 16h20
    • vendredi 8 avril à 20h45
    • lundi 11 avril à 14h30
    • lundi 18 avril à 18h30
    • jeudi 21 avril à 16h15
  • LES ENFANTS DU TEMPS

    Tenki no ko (Jap., 2019) 1h52 – DCP
    Réal. Makoto Shinkai

    Hodaka, un jeune lycéen qui a fui son île pour s’installer à Tokyo, tente de survivre dans la jungle urbaine et trouve un emploi comme journaliste dans un magazine sur le paranormal. Le Japon subissant des pluies constantes depuis plusieurs semaines, Hodaka est dépêché avec sa collègue Natsumi pour enquêter sur les « prêtresses du temps »…

    « Grand synthétiseur d’émotions, conteur et capteur de l’air du temps pollué, et inhospitalier, Makoto Shinkai prend acte du cauchemar qui guette, tout en imaginant des rôles héroïques et positifs pour la génération à venir. »

    Clarisse Fabre, Le Monde
    Les Enfants du temps

    Séances

    • samedi 2 avril à 18h20
    • vendredi 8 avril à 18h30
    • vendredi 15 avril à 20h30
    • jeudi 21 avril à 14h00
    • lundi 25 avril à 14h00
  • LES ENFANTS DE LA MER

    Kaijû no kodomo (Jap., 2019) 1h51 – DCP
    Réal. Ayumu Watanabe

    Ruka, jeune lycéenne qui vit avec sa mère, se fait injustement exclure de son équipe de handball le premier jour des vacances. Furieuse, elle décide de rendre visite à son père à l’aquarium où il travaille. Elle y rencontre Umi, qui semble avoir le don de communiquer avec les animaux marins…

    « Un (…) anime grandiose, dont la splendeur des dessins et couleurs enlumine une réflexion cosmique sur les liens entre l’homme et la nature, et plus largement, entre l’élément marin et les étoiles. »

    Vincent Ostria, L’Humanité
    Les Enfants de la mer

    Séances

    • lundi 4 avril à 16h20
    • samedi 9 avril à 20h45
    • mercredi 13 avril à 16h20
    • vendredi 22 avril à 14h00
    • lundi 25 avril à 16h15
  • SATOSHI KON, L'ILLUSIONNISTE

    (Fr./Jap., 2021) 1h22 – DCP
    Réal. Pascal-Alex Vincent

    Le mangaka et cinéaste d’animation Satoshi Kon est mort en 2010, à l’âge de 46 ans. Il laisse une œuvre courte et inachevée, qui est pourtant parmi les plus diffusées et les plus influentes de l’histoire de la culture japonaise contemporaine. Dix ans après sa disparition, ses proches et ses collaborateurs s’expriment enfin sur son travail, tandis que ses héritiers, au Japon, en France et à Hollywood, reviennent sur son legs artistique. Satoshi Kon, l’illusionniste évoque la trajectoire d’un auteur solitaire, dont la vie fut dédiée à la bande dessinée et à l’animation pour adultes.

    Présenté par Pascal-Alex Vincent jeudi 7 avril à 18h30

    Pascal-Alex Vincent proposera avant la projection du 7 avril un quiz sur le cinéma d’animation japonais avec plusieurs lots à gagner !

    Satoshi Kon, l'illusionniste

    Séances

    • jeudi 7 avril à 18h30
    • lundi 11 avril à 20h30
    • jeudi 14 avril à 16h00
  • KINUYO TANAKA

    7-26 AVRIL

    En 1953, Kinuyo Tanaka, l’une des grandes vedettes du cinéma japonais, décide de passer derrière la caméra, devenant la première femme cinéaste d’après-guerre. Malgré les embûches, l’actrice put diriger six films pour différents studios : Lettre d’amour, mélodrame autour d’un amour perdu, La lune s’est levée, comédie du sentiment amoureux « à la Ozu », Maternité éternelle, parcours sensible d’une femme debout dans la tourmente, La Princesse errante, fresque spectaculaire tirée d’une histoire vraie, La Nuit des femmes, récit du retour à la vie d’une jeune prostituée, et Mademoiselle Ogin, flamboyante odyssée amoureuse en costume, sont autant d’inoubliables portraits de femmes qui témoignent d’une voix singulière dans la grande histoire du cinéma japonais classique.

  • LETTRE D'AMOUR

    Koibumi (Jap., 1953) 1h38 – DCP
    Réal. Kinuyo Tanaka
    Int. Masayuki Mori, Yoshiko Kuga, Jukichi Uno …

    Reikichi, un marin démobilisé, vit dans l’obsession de Michiko, une femme qu’il a aimée avant la guerre. Quand il n’erre pas dans les rues de Tokyo à la recherche de son amour perdu, il fréquente son frère Hiroshi, qui rêve d’ouvrir une librairie, ou bien Naoto, un camarade devenu écrivain public…

    Lettre d'amour

    Séances

    • jeudi 7 avril à 14h00
    • vendredi 8 avril à 16h30
    • mercredi 13 avril à 20h30
    • dimanche 17 avril à 16h30
  • LA LUNE S'EST LEVÉE

    Tsuki wa noborinu (Jap., 1955) 1h41 – DCP
    Réal. Kinuyo Tanaka
    Int. Chishu Ryu, Shuji Sano, Hisako Yamane…

    M. Asai vit à Nara auprès de ses trois filles : l’aînée Chizuru, de retour après la mort de son mari ; la cadette Ayako, en âge de se marier mais peu pressée de partir ; et la benjamine Setsuko, la plus exubérante des trois, qui rêve de partir dans la capitale. Cette dernière est très proche de Shoji, le jeune beau-frère de Chizuru qui loge dans un temple à proximité…

    La lune s'est levée

    Séances

    • jeudi 7 avril à 16h00
    • dimanche 10 avril à 14h30
    • jeudi 14 avril à 20h30
    • mardi 19 avril à 18h20
  • MATERNITÉ ÉTERNELLE

    Chibusa yo eien nare (Jap., 1955) 1h51 – DCP
    Réal. Kinuyo Tanaka
    Int. Yumeji Tsukioka, Masayuki Mori, Ryoji Hayama…

    Hokkaido, dans le nord du Japon. Fumiko vit un mariage malheureux. Sa seule consolation sont ses deux enfants, qu’elle adore. Un club de poésie devient son échappatoire. Elle y retrouve Taku Hori, le mari de son amie Kinuko qui, comme elle, écrit des poèmes. Elle ressent de plus en plus d’attirance pour lui. Mais Fumiko découvre qu’elle a un cancer du sein…

    Présenté par Pascal-Alex Vincent samedi 9 avril à 14h

    Maternité éternelle

    Séances

    • samedi 9 avril à 14h00
    • vendredi 15 avril à 16h30
    • mercredi 20 avril à 20h30
    • mardi 26 avril à 16h20
  • LA PRINCESSE ERRANTE

    Ruten no ohi (Jap., 1960) 1h42 – DCP
    Réal. Kinuyo Tanaka
    Int. Machiko Kyo, Eiji Funakoshi, Atsuko Kindaichi…

    En 1937, alors que le Japon occupe la Mandchourie, Ryuko, jeune fille de bonne famille, apprend qu’elle a été choisie sur photo pour épouser le jeune frère de l’empereur de Mandchourie. La voilà contrainte de quitter le Japon et de s’acclimater à sa nouvelle vie de princesse…

    La Princesse errante

    Séances

    • vendredi 8 avril à 14h30
    • dimanche 10 avril à 16h30
    • mardi 19 avril à 20h30
    • samedi 23 avril à 14h30
  • LA NUIT DES FEMMES

    Onna bakari no yoru (Jap., 1961) 1h33 – DCP
    Réal. Kinuyo Tanaka
    Int. Chisako Hara, Akemi Kita, Yosuke Natsuki…

    La jeune Kuniko est pensionnaire d’une maison de réhabilitation pour anciennes prostituées. Malgré la bienveillance de la directrice, la vie n’est pas facile, et comme toutes ses camarades, elle espère s’en sortir…

    Présenté par Pascal-Alex Vincent samedi 9 avril à 16h30

    La Nuit des femmes

    Séances

    • samedi 9 avril à 16h30
    • dimanche 17 avril à 14h30
    • jeudi 21 avril à 20h30
    • mardi 26 avril à 14h30
  • MADEMOISELLE OGIN

    Ogin-sama (Jap., 1962) 1h42 – DCP
    Réal. Kinuyo Tanaka
    Int. Ineko Arima, Tatsuya Nakadai, Ganjiro Nakamura…

    À la fin du XVIe siècle, alors que le Christianisme est proscrit, Mademoiselle Ogin tombe amoureuse du samouraï Ukon Takayama, qui est chrétien. Le guerrier refuse ses avances, préférant se consacrer à sa foi, et Ogin prend pour époux un homme qu’elle n’aime pas…

    Présenté par Pascal-Alex Vincent samedi 9 avril à 18h30

    En partenariat avec l’AFCAE et l’ADRC

    Mademoiselle Ogin

    Séances

    • samedi 9 avril à 18h30
    • mardi 19 avril à 16h20
    • samedi 23 avril à 16h30
    • lundi 25 avril à 20h30
    • mardi 26 avril à 18h30
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