Japon, années 1960 : alors que la Nouvelle vague emporte tout sur son passage, avec des films à petit budget tournés à l’énergie, les grands studios sont obligés de réagir. Et s’il était temps, pour eux, d’entrer dans la modernité ? Les cinéastes des majors vont profiter du vent de liberté qui se lève sur le pays pour se montrer vraiment audacieux. Ainsi, les films de Yasuzo Masumura vont avoir le goût de soufre, ceux de Kenji Misumi vont être d’une surprenante beauté formelle, ceux de Seijun Suzuki vont ruer dans les brancards, et les films de yakuza vont dorénavant se conjuguer au féminin. Quant à Kwaidan, il va revisiter le film de fantôme avec une maestria picturale stupéfiante. Le meilleur du cinéma japonais des années 1960, c’est aussi celui des grands auteurs de studio.
Pascal-Alex Vincent
Image ci-dessus :
Lady Yakuza : La Pivoine rouge (Kosaku Yamashita, 1968)
Projections à l’amphithéâtre de l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence Félix Ciccolini
57, rue Émile Tavan
13100 Aix-en-Provence